Cette année, je suis en poste dans une nouvelle école d’une autre commune ; je suis sorti du Réseau d’éducation prioritaire. Pour autant, le tutorat, et plus généralement les pratiques coopératives sont pour moi des modalités de travail que je souhaite entretenir et approfondir avec mes nouveaux élèves. Beaucoup d’obstacles rencontrés l’année dernière proviennent, je crois, de la façon dont j’ai amené ces changements dans ma pratique de classe et dans les habitudes de travail des élèves : par crainte de perdre le contrôle des séances et du fonctionnement de la classe, j’ai posé d’emblée un cadre de travail assez strict, sans avoir suffisamment creusé les questions qui me venaient concernant l’organisation de la classe, les contenus d’enseignements et la gestion des relations. Les séances types de travail en tutorat que j’ai menées me paraissent donc aujourd’hui plutôt artificielles, même si elles ont donné des résultats satisfaisants dans l’ensemble. Au cours de ces expériences et après certaines recherches documentaires, il m’est apparu que cette lente et complexe élaboration du cadre pouvait s’effectuer de manière plus naturelle par la réflexion et la prise de décision des élèves eux-mêmes. Ne peuvent-ils pas en effet concevoir par eux-mêmes la coopération, envisager ses bénéfices et en définir les conditions ? C’est l’expérimentation que j’aimerais mener cette année. Je souhaite placer le tutorat entre pairs parmi d’autres pratiques coopératives, notamment les conseils de classe au cours desquels peuvent être abordées les questions concernant les objectifs et les moyens du tutorat : quels apprentissages et pour qui ?, constitution des paires tuteur/tutoré, rôle, droits et obligations de chacun, refonte de l’emploi du temps, aménagement de la classe, disposition du mobilier, accès au matériel pédagogique, ressources, évaluations, etc.
Chez Omega Connect, nous sommes prestataire saisie données pour vous soulager de certains travaux. Nous mettons à votre disposition une équipe de spécialiste dans la saisie de données. Travaillant hors de l’hexagone, notre équipe francophone est souple, réactive et saura répondre à vos besoins. Nous avons le souci du travail bien fait. Et nos opérateurs ont été formés suivant cette valeur pour vous offrir des prestations de qualité à des prix très intéressants.

Une synthèse (document Word, environ 35 ko) recense l’ensemble des écrits des participants ainsi que d’autres propositions que j’ai suggérées (comme ne pas s’occuper de ce qui se passe autour de soi par exemple). Cependant cette fiche met en évidence les conditions préalables pour un fonctionnement propice au tutorat, conditions qui peuvent être plus ou moins complexes à respecter, comme par exemple le rapport à la fatigue mentionné dans la dernière partie de la fiche. Ensuite, les tuteurs et moi-même avons parcouru ce document pour revoir et expliciter le contenu. Enfin, le tutoré a pu découvrir chaque partie de cette fiche que le tuteur lui a présentée. Nous nous sommes assuré que le tutoré avait bien compris la présentation de chacun des rôles dans la dyade.
Nous avons rencontré d’autres difficultés, notamment dans l’élaboration du cadre de travail : à quel moment de la journée, de la semaine, dans quel espace, avec quelles possibilités de circulation ? Quel matériel mettre à disposition et selon quelle(s) modalité(s) ? Il est aussi peu évident de choisir des activités pertinentes, c’est-à-dire des exercices ou des tâches mobilisant des compétences dont la maîtrise sera inégale d’un élève à l’autre, créant ainsi une asymétrie propice au travail en tutorat.

Après avoir procédé à plusieurs « essais », j’ai institué le travail en tutorat. Je l’ai nommé comme tel et il a d’abord fait l’objet de séances types, telles que la séance proposée dans les vidéos ci-dessous. Ces séances m’ont permis d’amener progressivement le cadre que je souhaitais donner au tutorat dans ma classe : temps et objectifs donnés ; identification des élèves tuteurs ; fiche de travail en tutorat ; possibilités d’appels, de déplacements, etc.
Au final, cela concorde avec tout ce que j’entends autour de moi. Pour avoir rencontré beaucoup de mamans à la maison (lors de mes 2 années passées auprès des Mâtinées Mères-enfants), je confirme que la plupart étaient heureuses de leur congé de maternité tout en doutant fortement que cela leur convienne pendant plusieurs années. Elles avaient besoin de se réaliser aussi « ailleurs ». En dehors de leur couple, de leur ménage et de leur maternité.
Au mois d’avril, en CM1, la technique opératoire de la division posée est plus ou moins acquise : sa maîtrise est inégale d’un élève à l’autre, quand elle n’est tout bonnement pas connue de certains. Je donne une opération à effectuer et précise : « Quand on a fini, on peut aider ses camarades. » Je ne donne aucune consigne particulière pour l’exercice, ni aucun cadrage pour l’entraide. Lorsqu’un élève a fini ses calculs, il m’appelle pour que je valide le résultat, après quoi il est libre d’aller aider un camarade. Il demande qui a besoin d’aide, ou bien c’est un camarade qui l’appelle, le tout librement. Mais souvent, l’affinité qu’ont certains élèves entre eux passe avant le fait que d’autres camarades ont vraiment besoin d’aide, si bien que je dois parfois intervenir. Dans l’ensemble, les interactions se régulent d’elles-mêmes, dans le calme, et l’exercice est rapidement terminé.
51Cette égalité doit être perçue librement par chacun au niveau de la situation coopérative, autant que doit être perçue la reconnaissance des compétences supérieures du tuteur au niveau de la situation tutorale. La forme d’aide coopérative entre les partenaires semble plus proche du frayage, de la répétition. C’est « à force » comme l’écrivent Delbos et Jorion (1990, p. 33). Cela signifie que les élèves veulent aller au plus direct dans la réalisation de la tâche. Les auteurs parlent d’une habitude se transformant en seconde nature : à force de voir faire les autres, on apprend. Les élèves prennent alors un passage plus aisé, un raccourci, en utilisant la connaissance des autres pour obtenir une moindre résistance aux difficultés de l’exercice. En somme, ils doivent se faciliter la tâche les uns les autres, c’est du moins ce que l’on attend d’eux.
En grammaire, l’analyse de phrases simples est une activité que l’on fait régulièrement et qui est précisément codifiée : d’abord on souligne en rouge le verbe conjugué de la phrase et on donne son infinitif, ensuite on souligne en bleu le groupe sujet dont on doit donner la nature, enfin on souligne en vert le complément du verbe (pour l’heure uniquement des COD).

Pour résumer, j’ai donc ciblé cinq élèves comme étant futurs tuteurs sur la base de certains critères (comme la relation de confiance entre élèves et enseignant, ou encore le niveau des compétences du tuteur). Leur tutoré était également défini sur la base de ses résultats scolaires. Cependant, je réalise que ce dispositif a ses limites puisque les tutorés conservent l’étiquette de ceux qui sont aidés et qu’on leur ôte la possibilité d’aider. Comme le souligne Sylvain Connac : « Le tutorat a besoin d’un principe de réciprocité : personne n’est systématiquement tuteur ou tutoré. » Il rappelle à ce sujet les travaux de Claire Héber-Suffrin (PDF, environ 120 ko). En effet, cela permet de ne pas enfermer les élèves dans des rôles assignés. Je pourrais faire l’hypothèse que le tuteur comprendrait mieux ce que signifie être tutoré s’il a également vécu cette expérience. Sylvain Connac ajoute en outre que ce dispositif court le risque d’exacerber les inégalités, car, au bout du compte, les « bons élèves » profiteraient davantage du dispositif puisqu’ils renforceraient leur niveau d’acquisition de compétences.
Je suis tellement heureuse d'avoir lue votre article, il ne fait que renforcer mon opinion face a la "job" de maman. Je suis moi-meme mere d'une fillette de 2 ans, et je ne cesse de dire a mon conjoint que j'adorerais retourner travailler a temps partiel, histoire de faire un peu d'argent de poche, sortir et socialiser avec les autres, mais malheureusement il ne partage pas la meme idee que moi, il dit que nous n'avons pas fait un enfant pour le faire elever par les autres ...)
Après avoir procédé à plusieurs « essais », j’ai institué le travail en tutorat. Je l’ai nommé comme tel et il a d’abord fait l’objet de séances types, telles que la séance proposée dans les vidéos ci-dessous. Ces séances m’ont permis d’amener progressivement le cadre que je souhaitais donner au tutorat dans ma classe : temps et objectifs donnés ; identification des élèves tuteurs ; fiche de travail en tutorat ; possibilités d’appels, de déplacements, etc.
Mettez en place un espace de travail. Le matériel informatique dont vous aurez besoin pour faire le travail de saisie de données peut varier selon la compagnie pour laquelle vous travaillez et le genre de données que vous traitez. Avant de vous mettre au travail, vous devez veiller à ce que votre ordinateur et votre espace soient propices pour la tâche que vous allez effectuer.
40Partant de l’hypothèse selon laquelle les activités inférentielles relatives aux états mentaux du partenaire interviennent au cours des interactions socio-cognitives, Gauducheau et Cuisinier (2003, 2004) tentent ainsi de comprendre sur quels éléments de la situation des enfants de 9-10 ans s’appuient pour produire ces inférences. Il s’agit dans le cadre de cette étude d’examiner, sur la base d’une situation d’interaction filmée, quels contenus mentaux peuvent être attribués aux sujets en situation d’interaction, d’apprécier la pertinence de ces inférences et d’analyser le rôle des aspects non verbaux des conduites d’autrui pour inférer ces états mentaux. Deux situations sont pour cela contrastées : l’une sonore et l’autre muette. Les résultats rapportés à l’aide d’un questionnaire montrent que les réponses des enfants sont similaires dans les deux cas. Ceci atteste que les expressions non verbales constituent des indices importants pour réaliser les inférences sur les états mentaux d’un pair en situation de collaboration. Reste à déterminer si les enfants mobilisent spontanément ces inférences au cours de l’interaction, à évaluer l’incidence de ces inférences sur les ajustements mutuels et à en appréhender le développement progressif.

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58La symétrie de compétences présente et nécessaire au niveau de la situation coopérative, et l’asymétrie de la situation tutorale ne s’opposent nullement. Elles ne sont pas présentes en même temps dans une situation de travail de groupe. C’est l’une ou l’autre. Elles représentent des conditions de mise en place de ces méthodes pédagogiques, de bon déroulement et de fonctionnement de ces procédés.
La saisie de données est une activité incontournable pour le bon fonctionnement des services dans les PME et les grandes entreprises … Les services marketing ont notamment besoin de collecter régulièrement des données avant de lancer un produit, de saisir des coupons-réponses lors d'un jeu concours ou lors d'une opération promotionnelle d'offre de remboursement (ODR)...
Les élèves qui ont vécu des situations de travail en tutorat évoquent le plaisir d’être aidé par un camarade et/ou d’apporter leur aide. Ils sont sensibles au changement de statut que le tutorat met en relief : ils sont conscients des progrès que peut faire un élève tutoré et ils accordent de la valeur à la fonction de tuteur. Certains, toutefois, évoquent ce qu’ils perçoivent comme des limites à cette forme de travail, notamment la difficulté d’expliquer aux autres.
N'oublions pas que les travailleuses à temps partiel cotisent moins pour leur pension et renforcent les inégalités hommes femmes du point de vue carrière, salaire et montant de leur pension à l'âge de la retraite. Du moins c'est le cas en Belgique. Si c'est pour passer du temps qualitatif (vacances etc) et pas pour faire les lessives et préparer le repas, pourquoi pas, mais cela mérite réflexion...
Non mais Nico, je n’ai rien à enseigner … Nous avons tout à enseigner, à partager avec les autres, cela peut être une connaissance ou une aptitude. Vraiment. Et il y a nécessairement quelqu’un d’autre qui a besoin d’apprendre cela. Tu ne me crois pas? Voyons voir sur ce long article je vous dis comment donner des leçons spéciales, je vous promets que vous voudrez vous inscrire après cela (en plus, j’ai fait une petite vidéo pour vous montrer ce qu’est Superprof).

N’oubliez pas que quelque soit l’activité que vous aller exercer, vous devez avoir un statut et déclarer vos revenus. Si vous êtes salarié, vous aurez une fiche de paie et vous devrez déclarer vos revenus. Je pense que vous savez de quoi je parle… Au contraire, si vous optez pour un travail libéral, vous devrez créer votre entreprise ou débuter par le statut d’auto-entrepreneur qui est idéal pour les personnes souhaitant se lancer en toute simplicité.

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