43Le guidage et l’étayage du tutorat semblent autoriser une forme de passivité dans les interactions si elle est associée à l’imitation. L’apprentissage coopératif ne paraît pas supporter ce type d’interactions « molles », puisque cette paresse sociale décrite par Huguet et Monteil (1996) n’aboutit pas à des progrès de la part des élèves. Au niveau de la situation tutorale, le tuteur est là pour impliquer tous les membres du groupe dans la tâche, à la différence de la situation coopérative où des élèves peuvent rester en retrait sans que personne ne les sollicite.
Au cours de chaque tutorat, les tuteurs (K2 ou K3) sont répartis par binôme, chaque binôme s’occupant de 2 ou 3 tutorés. Dans un premier temps, les tuteurs expliquent aux K1 les conditions d’examen de l’épreuve. Puis, on attribue à chaque tutoré, un sujet de Travaux Pratiques. Les 2 ou 3 tutorés préparent en même temps leur sujet, avant de nous le présenter, chacun leur tour, en un temps chronométré. Au cours de ces 2 dernières étapes, les tuteurs doivent essayer de ne pas intervenir afin de reproduire les réelles conditions d’examen. Après chaque passage, les tuteurs réalisent un débriefing, en expliquant aux tutorés les points positifs et les points négatifs de leur prestation. Pendant ce moment d’échanges inter promotions, les tuteurs peuvent également donner des conseils aux K1 et répondre à toutes leurs questions éventuelles.
En novembre 2015, suite à un appel à projet sur la coopération en éducation prioritaire et après avoir assisté à une conférence de Sylvain Connac sur les pratiques coopératives, l’inspecteur de la circonscription Metz-Nord et le principal du collège Jules-Ferry, copilotes du Réseau REP+ de Woippy, ont cherché, parmi les enseignants du réseau, des volontaires pour concevoir un projet d’équipe et l’expérimenter. Parmi les orientations possibles, c’est le tutorat entre les élèves qui a été choisi.
"Ce que j'ai vu du monde du travail jusqu'à présent n'est pas très joyeux, pas très sain. C'est difficile à surmonter, tout ça... Je suis à la mission locale depuis trois ans. Après six ans d'études en secrétariat jusqu'au BTS, j'ai cherché du travail. Mais les employeurs ne donnent pas leur chance aux jeunes qui n'ont pas d'expérience. En plus, on m'a dit qu'il fallait être bilingue pour exercer ce métier. J'ai donc fait un bilan de compétences, et je me suis dirigée vers la fleuristerie. J'ai fait un CAP. J'ai trouvé du travail mais ma dernière expérience s'est mal passée. La patronne a mis fin à mon contrat en m'accusant de fautes que je n'avais pas commises, d'avoir pris dans la caisse. Elle a été très dure : "Vous avez votre CAP, mais il n'y a rien derrière." Elle a menti à ma formatrice, à ma mère. J'ai dit que c'était faux, mais je crains qu'un employeur susceptible de m'embaucher ne l'appelle et qu'elle répète ses mensonges. Depuis, j'ai du mal à m'y mettre. J'ai des moments de blues. Heureusement, j'ai un projet avec des amies : ouvrir une boutique de bijoux."

Suite au succès du tutorat au sein des universités, de plus en plus d’écoles pratiquent un soutien scolaire entre élèves du même cursus. C’est le cas de l’École Normale Supérieure de Paris, ou de grandes écoles de commerce comme l’Essec ou l’Esdes. Dans d’autres écoles, le tutorat peut prendre la forme de groupes de travail rassemblant des étudiants de même niveau. Quoi qu’il en soit, même si le mot « tutorat » n’est pas utilisé, on trouve souvent un système équivalent dans les établissements de l’enseignement supérieur.
42L’examen des travaux relatifs au tutorat auquel nous venons de nous livrer dénote une évolution indéniable dans les problématiques abordées au cours de ces 40 dernières années. Centrés au départ sur les conditions d’efficacité de la situation tutorielle, puis sur les bénéfices consécutifs aux interactions comparativement à la modalité de travail individuel et/ou à la situation coopérative, les travaux actuels s’efforcent désormais de caractériser la dynamique interactive partagée au travers notamment la notion de significations partagées. Il ne s’agit plus uniquement de mettre en évidence des progrès cognitifs consécutifs aux situations d’apprentissage, mais de mettre en évidence les conduites spécifiques ou les données du discours responsables des progrès obtenus.

17Trois types de problématiques ont été jusqu’à présent distingués dans les études expérimentales réunissant un novice et un expert. Alors que certains travaux vont s’employer à comparer la tutelle avec d’autres modes de collaboration, d’autres vont se centrer sur la tutelle entre enfants comparée à la tutelle exercée par l’adulte, ou encore, déceler les facteurs susceptibles d’affecter ces effets. Dans tous les cas, ces expérimentations donnent lieu à une évaluation initiale des performances des sujets novices suivie d’un post-test à l’issue des interactions destiné à mesurer les progrès consécutifs aux interactions développées dans les différentes conditions expérimentales examinées.


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Un opérateur de saisie est un professionnel du clavier d'ordinateur. Son travail consiste à la saisie informatique de données, de manuscrits, de documents, etc. D'autres missions de l'opérateur de saisie consistent à classer les adresses, à trier le courrier client, à rechercher des adresses sur Internet, à faire une correction des erreurs présentes dans les adresses de clients, etc. Cette personne s'occupe également de la saisie d'adresses, de la mise sous pli, de l'envoi d'e-mail de masse, etc.

"Ce que j'ai vu du monde du travail jusqu'à présent n'est pas très joyeux, pas très sain. C'est difficile à surmonter, tout ça... Je suis à la mission locale depuis trois ans. Après six ans d'études en secrétariat jusqu'au BTS, j'ai cherché du travail. Mais les employeurs ne donnent pas leur chance aux jeunes qui n'ont pas d'expérience. En plus, on m'a dit qu'il fallait être bilingue pour exercer ce métier. J'ai donc fait un bilan de compétences, et je me suis dirigée vers la fleuristerie. J'ai fait un CAP. J'ai trouvé du travail mais ma dernière expérience s'est mal passée. La patronne a mis fin à mon contrat en m'accusant de fautes que je n'avais pas commises, d'avoir pris dans la caisse. Elle a été très dure : "Vous avez votre CAP, mais il n'y a rien derrière." Elle a menti à ma formatrice, à ma mère. J'ai dit que c'était faux, mais je crains qu'un employeur susceptible de m'embaucher ne l'appelle et qu'elle répète ses mensonges. Depuis, j'ai du mal à m'y mettre. J'ai des moments de blues. Heureusement, j'ai un projet avec des amies : ouvrir une boutique de bijoux."
43Le guidage et l’étayage du tutorat semblent autoriser une forme de passivité dans les interactions si elle est associée à l’imitation. L’apprentissage coopératif ne paraît pas supporter ce type d’interactions « molles », puisque cette paresse sociale décrite par Huguet et Monteil (1996) n’aboutit pas à des progrès de la part des élèves. Au niveau de la situation tutorale, le tuteur est là pour impliquer tous les membres du groupe dans la tâche, à la différence de la situation coopérative où des élèves peuvent rester en retrait sans que personne ne les sollicite.

Je suis maman à la maison depuis un peu plus de 3 ans. J'ai laissé tomber une belle carrière, des sous d'extras qui étaient bienvenus et tout le côté social du travail pour être avec mes enfants. J'en ai 3 : 3ans 1/2, 2ans 1/2 et 8 mois. Au début, j'ai trouvé cela vraiment difficile parce que j'étais habituée à ne faire du social qu'en travaillant. Tout était réglé en fonction des longues heures de travail que j'avais. J'étais très heureuse, mais avec les enfants, je ne pouvais pas continuer au même rythme. Je me suis dit: À quoi bon rusher avec la routine travail-garderie-maison alors que je veux une famille et en profiter?
La première phase de travail est individuelle. Les élèves ont 10 minutes pour essayer de résoudre seuls le problème. Ma classe est un cours double : CE2-CM1. J’ai fait le choix de proposer un problème commun aux deux niveaux, car, d’après ce que je savais de mes élèves, il me semblait que les paires tuteur-tutoré qui émergeraient ne seraient pas forcément des paires plus âgé-plus jeune, et que cela pouvait être intéressant à observer.
3Dans le cadre de cette revue de question, notre objectif est de nous interroger sur les conditions des bénéfices consécutifs au dispositif tutoriel. Ces bénéfices pouvant difficilement être approchés dans le cadre de l’accompagnement global d’un projet scolaire ou professionnel, nous avons choisi de nous centrer sur les bénéfices que les jeunes enfants pouvaient retirer du tutorat entre pairs. Cette perspective permettra, selon nous, d’éclairer de façon plus précise les ressorts des gains d’un tel dispositif et d’amener à mieux le connaître, voire à l’optimiser. Après une présentation des cadres d’analyse de ces travaux, ces derniers seront envisagés chez les novices, d’une part, et les tuteurs, d’autre part – sur la base de travaux expérimentaux mais également d’analyse de situations pédagogiques développées en milieu scolaire. Ces situations pédagogiques s’inscrivent dans la lignée du learning through teaching développé aux États-Unis dans les années 70 (voir aussi Baudrit 1999, 2002), ou sont issus des études anglo-saxonnes relatives à l’apprentissage coopératif (cooperative learning). Nous ne retiendrons de ces situations que celles présentant un dispositif d’évaluation visant à analyser les effets des interactions tutorielles mises en œuvre.

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Je passe dans les binômes tuteur/tutoré et m’informe de ce qui se passe. Au fur et à mesure, je note au tableau les éléments de méthode que les tuteurs utilisent : le verbe, on peut le conjuguer, on peut l’encadrer par la négation ; pour trouver le sujet, on demande « qui est-ce qui… ? » ; pour trouver le COD on fait « sujet + verbe + qui ou quoi ? », etc.
Je note aussi certaines réactions d’élèves. Par exemple, une tutrice reprend une autre tutrice, car elle l’a entendue donner les réponses, et lui montre comment il faut s’y prendre. Un élève, absent la semaine précédente lors de la leçon sur le COD, a pu rattraper son retard avec l’aide d’un tuteur. Une des deux élèves qui s’étaient montrés réticents à l’idée de devenir tuteur, a accepté d’aider un camarade très en difficulté. Elle s’est installée à côté de lui et l’a longuement et patiemment accompagné, en prenant soin de ne pas faire à sa place, en lui posant des questions et en lui rappelant les techniques. Je n’ai pas manqué de la féliciter et de lui dire qu’elle avait parfaitement rempli son rôle.
C'est certain que le temps plein rend l'équation couple, parent, tâches ménagères extrêmement précaire. Mais je pense que lorsqu'on est bien, heureux dans ce que l'on fait, on trouve toujours le temps pour les bonnes activités. Il faut simplement être assez forte pour dire non et ne pas se laisser influencer par les qu'en dira-t-on de la pression sociale. Et un mari flexible n'est pas à négliger!
Ainsi, nous avons mis en place un process simple et efficace. Il détaille étape par étape nos actions depuis la réception des données par notre équipe en Normandie, à la remise des documents numériques à nos clients. Il nous a permis d’assurer un travail irréprochable auprès de nos clients. Et, pour toujours vous garantir ce résultat, nous continuons à améliorer notre process.
Les entreprises de tous les secteurs ont besoin de commis à la saisie de données qui dépendent du service des fonctions administratives et bureautiques. La saisie de données implique la création, la mise à jour et la gestion des données et de l'information. Également appelée traitement de l'information, la saisie de données consiste principalement à entrer des données venant de sources diverses dans le système informatique de votre employeur.
Comme pour les essais 1 et 2, cette tâche est connue mais complexe, donc les compétences nécessaires pour l’effectuer sont diversement maîtrisées. J’annonce le travail aux élèves, leur explique qu’ils auront six phrases à analyser. Toutes les consignes habituelles sont inscrites sur le billet que je leur distribue et ils pourront – devront – s’y référer autant que nécessaire pour ne rien oublier. Puis j’annonce que nous allons travailler « en tutorat », et que certains pourront être « tuteurs ou tutrices » d’autres élèves. J’introduis également le terme de « tutoré(e) ». Pour l’instant le tutorat est simplement défini comme une aide sur un point précis. Je rappelle que, selon les cas, on peut être tuteur ou tutoré et qu’il faut aussi bien apprendre à demander de l’aide qu’à en donner. Les élèves réagissent immédiatement, pour la plupart désireux de devenir tuteurs, à l’exception de deux d’entre eux qui semblent gênés à cette idée et qui doutent sérieusement de pouvoir donner des explications aux autres.
28Doise et Mugny (1981, p. 174) formulent un constat du même ordre : « il n’est pas exclu qu’existe un décalage temporel entre ces deux types de relations : une coélaboration cognitive (donc de niveau cognitif supérieur) peut être possible sans qu’encore les individus partenaires de ces interactions progressent lors d’un travail individuel ultérieur ». À savoir que, même si les membres de groupes coopératifs sont aptes à progresser suite au travail de groupe, ils pourraient ne pas le montrer encore lors des exercices individuels suivant immédiatement les séances collectives. Les bénéfices cognitifs peuvent apparaître plus tard : les résultats de cette recherche montrent en tout cas cette tendance.
13L’apprentissage mutuel issu de la conception de Vygotski a été largement approfondi par Bruner, qui avance que cet apprentissage « crée des conditions favorables à un enseignement pour lui-même... » (Bruner, 1996, p. 38) ; il n’y a pas, en effet, d’enjeu particulier si ce n’est celui d’aider « l’autre à trouver ce qu’il faut faire et comment il faut le faire ». Orientée vers la recherche de situations d’apprentissage favorables à une co-participation des deux membres de la dyade, l’étude de l’apprentissage mutuel libère en quelque sorte les enfants du poids des rôles et se concentre plus spécifiquement sur les régulations interpersonnelles ou les stratégies efficaces en matière d’interactions tutorielles.
Durant cette première phase, je circule dans la classe et encourage les élèves hésitants. Je leur demande d’expliciter leur façon de faire pour m’assurer non seulement de leur bonne compréhension de l’énoncé, mais aussi et surtout de leur capacité à revenir pas à pas sur une procédure, compétence qui sera indispensable aux tuteurs bientôt désignés. Entre autres, un élève de CE2 semble avoir des facilités dont ne dispose aucun autre élève. Il résout facilement le problème par une procédure qui lui est personnelle mais, à mon avis, difficilement transmissible. Je l’amène donc à réfléchir à d’autres procédures possibles qu’il pourrait expliquer à un camarade en difficulté.
Être un papa à la maison constitue déjà en soi un travail à plein temps; l’important est d’établir une routine qui prévoit du temps dans la journée pour faire le travail de pigiste. Il vous faudra donc sans doute débuter votre journée de travail avant le lever du soleil (c'est-à-dire avant que toute la marmaille ne soit debout), profiter de la sieste des enfants pour être productif ou attendre le retour de votre conjoint(e) pour commencer à travailler. Pour que tout fonctionne, il faut de la discipline (il peut s’avérer difficile de s’atteler à la tâche et d’être productif à la maison), un sens poussé de l’organisation (en raison des limites de temps) et l’établissement d’une routine avec votre conjoint(e) (qui doit comprendre que lorsque vous avez « quartier libre » après 18 h, par exemple, c’est dans le but de respecter un échéancier).
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