8Le point commun entre ces deux méthodes pédagogiques de travail de groupe se situe dans l’apport d’idées nouvelles et/ou contradictoires d’autrui. Qu’elle vienne d’un pair plus expert ou d’un pair considéré comme un égal, la confrontation de points de vue différents peut permettre la décentration et le développement de la pensée. De simple « facteur du développement » chez Piaget, l’expérience sociale devient « facteur causal » du développement cognitif individuel.

Les élèves qui ont vécu des situations de travail en tutorat évoquent le plaisir d’être aidé par un camarade et/ou d’apporter leur aide. Ils sont sensibles au changement de statut que le tutorat met en relief : ils sont conscients des progrès que peut faire un élève tutoré et ils accordent de la valeur à la fonction de tuteur. Certains, toutefois, évoquent ce qu’ils perçoivent comme des limites à cette forme de travail, notamment la difficulté d’expliquer aux autres.
6Telle est la vision proposée par Gilly (1988) dans le cadre de la conception psychosociale des constructions cognitives visant à rendre compte du progrès des connaissances. Celui-ci, pour être révélé, suppose de recueillir les pré-requis des participants d’une part, et les dynamiques interactives réalisées par les partenaires d’autre part. La prise en compte des pré-requis permet d’identifier les différents niveaux des partenaires relativement à la tâche à réaliser et de définir au mieux les mécanismes socio-cognitifs mis en œuvre. Contrairement à ce qu’il en est dans la perspective post-piagétienne de l’école de Genève, Gilly établit le constat suivant : le conflit n’est pas forcément nécessaire. Il a montré l’existence d’autres dynamiques (Gilly, Fraisse & Roux, 1988) pouvant être tout aussi efficace et dans lesquelles la confrontation, qui prend la forme d’une perturbation chez les partenaires, aboutissait (confrontation contradictoire) ou non (confrontation avec désaccord) à des propositions nouvelles de résolution.

Si l’entrée dans la démarche s’est focalisée sur les représentations initiales des élèves, il restait toutefois à s’assurer qu’elles avaient bien évolué au terme de l’expérience. Ce qui reste difficile à mesurer dans le temps long. Daniel Favre, enseignant-chercheur, parle de « décontaminer l’erreur de la faute dans les apprentissages ». Et c’est parce que l’erreur est un moteur nécessaire à l’apprentissage que l’effort, lui, en est l’énergie. Mais cet effort est conditionné par plusieurs facteurs : stimulation et encouragement des milieux scolaire et familial dans lesquels la confiance en soi interagit. Former les élèves au tutorat reste une entreprise longue, et la culture de l’entraide demande à être régulièrement revisitée. C’est justement à travers la fraternité, l’une des valeurs de la République, que l’on peut également introduire la notion d’entraide. Raison pour laquelle je mobiliserai désormais cette valeur lorsque j’inviterai les élèves à entrer dans ce projet.
Afin de travailler dans ce milieu, plusieurs qualités sont nécessaires : pour commencer, vous devez être quelqu'un de rigoureux. En effet, la saisie est un travail incompatible avec les fautes de frappe ou erreurs d'inattention. De plus, une maîtrise totale des outils informatiques est requise : vous pourrez être amené à utiliser plusieurs interfaces différentes, ce qui nécessite de bonnes capacités d'adaptation.
Une tâche scolaire, ici la résolution d’un problème mathématique (document Word, environ 13 ko), est le support de cette forme de travail. Je l’ai choisie, et selon un critère essentiel : il fallait un niveau de difficulté correctement dosé pour que tous les élèves puissent s’autoriser à se mettre au travail, qu’ensuite seule une partie d’entre eux parvienne à une résolution complète. C’est cette hétérogénéité dans la réussite qui permet de faire ensuite appel au tutorat comme dispositif adéquat au blocage de certains élèves ; dans ce contexte, en effet, des élèves experts pourront naturellement apporter leur aide aux élèves en difficulté.
23L’analyse des composantes de l’interaction tutorielle. À la différence des travaux que nous venons d’évoquer, centrés sur les conditions d’exercice de l’interaction de tutelle, d’autres cherchent plutôt à rendre compte des composantes de l’interaction tutorielle dans l’objectif d’identifier les conduites efficaces au regard des apprentissages. Ainsi, l’étude de Webb, Troper et Fall (1995) avait pour but d’identifier les meilleurs prédicteurs dans l’apprentissage de problèmes mathématiques (sur les nombres décimaux et les fractions) chez des groupes d’élèves âgés de 12 ans, en difficulté dans ce domaine. Il en ressort qu’il est plus utile pour ces élèves de recevoir des explications et de résoudre la tâche ensuite plutôt que d’obtenir directement la bonne réponse. La revue sur la question réalisée par Webb et Mastergeorge (2003) précise que, lorsqu’on observe des petits groupes d’enfants âgés de 10 à 13 ans au cours d’un exercice de mathématiques, du côté de l’enfant plus avancé les conduites d’aide adressées aux élèves en difficulté devaient comporter des explications utiles pour que ces derniers puissent résoudre eux-mêmes les problèmes. Du côté de l’enfant moins avancé, les auteurs insistent sur l’importance des demandes d’aide, dans la mesure où elles comportent des questions précises sur ce qu’il comprend ou non du problème, afin de recevoir en retour les explications les mieux ajustées. De plus, l’élève doit persister dans ses demandes d’aide jusqu’à ce qu’il obtienne une explication qu’il arrivera à comprendre. Enfin, il doit appliquer ce qu’il a compris des explications qu’il aura reçues. Néanmoins, on peut s’attendre à ce que les enfants moins avancés présentent des potentialités différentes d’apprentissage. C’est ce qu’ont étudié Chi, Bassok, Lewis, Reimann et Glaser (1989) dans une étude relative aux ressources propres de l’élève en matière d’apprentissage de problèmes en mécanique. Ils constatent que les bons apprenants sont ceux qui arrivent à générer des explications plus élaborées et à développer leurs propres actions à partir d’exemples de solutions. Ces élèves effectuent aussi un lien entre ces actions plus maîtrisées et les principes généraux sur lesquels repose la tâche. Ils ont donc la faculté de chercher des explications en sollicitant constamment leur niveau de compréhension, ce que ne font pas ou très peu les « mauvais » apprenants.
Les parties signataires mandatent leurs représentants au sein du Conseil d’Administration de l’OPCA-TP et du FAF.SAB pour fixer, conformément aux dispositions législatives et réglementaires, le montant et les modalités d’attribution des aides financières qui seront apportées à l’entreprise dont le salarié aura été inscrit à l’Ordre des tuteurs des Travaux Publics ; ces prises en charges seront notamment les suivantes :

Au final, cela concorde avec tout ce que j’entends autour de moi. Pour avoir rencontré beaucoup de mamans à la maison (lors de mes 2 années passées auprès des Mâtinées Mères-enfants), je confirme que la plupart étaient heureuses de leur congé de maternité tout en doutant fortement que cela leur convienne pendant plusieurs années. Elles avaient besoin de se réaliser aussi « ailleurs ». En dehors de leur couple, de leur ménage et de leur maternité.
Les salariés des entreprises de Travaux Publics qui ont suivi la formation de 4 jours, visée en annexe, avant le 1er janvier 2010 et qui ont effectivement exercé la fonction tutorale postérieurement à cette formation, pourront recevoir la prime de 650 euros versée par l’AGFASTP et les employeurs de ces tuteurs pourront bénéficier de la prise en charge complémentaire des coûts de formation prévues par l’accord du 23 septembre 2003 à condition que la demande de versement de cette prime et de cette aide complémentaire intervienne avant le 30 juin 2010.

41Selon Vygotski (1997, p. 270), l’enfant ne saurait imiter que ce qu’il peut imiter, ce qui se trouve dans la zone de ses propres possibilités intellectuelles, la ZPD. En présentant à l’enfant « un modèle dont les conduites sont d’un niveau génétique supérieur au sien », on crée un déséquilibre entre les attentes de l’enfant à l’égard des comportements du modèle et ceux qu’il perçoit effectivement (Perret-Clermont, 1996, p. 202). Plus loin, l’auteur écrit que « le déséquilibre cognitif créé chez les sujets n’est pas dû au fait qu’il tendrait à imiter son partenaire mais au conflit qui surgit entre leurs points de vue différents » (ibid., p. 204). Ces élèves passives, ne parlant pas ou très peu mais observant les autres faire, parviennent à progresser. L’imitation peut donc être source potentielle de progrès pour l’imitant.


Néanmoins, à l’issue de cette première année d’expérience, nous pensons pouvoir affirmer que les obstacles que nous avons exposés sont surmontables et que la pratique du tutorat donne des résultats encourageants. Certes, en raison de la nature même des situations tutorielles, beaucoup d’éléments échappent à l’enseignant et il est difficile d’évaluer réellement les acquisitions que les élèves en retirent, mais nous remarquons aussi une amélioration de l’ambiance de travail au sein des classes, un changement positif des attitudes face à l’erreur, aux savoirs et à leur transmission, des élèves qui gagnent en responsabilité, en autonomie et en estime de soi, des échanges plus nombreux et de meilleure qualité, une augmentation notable des capacités d’attention et de concentration… Les apports du tutorat nous semblent donc multidimensionnels : affectifs, psychologiques, sociaux, cognitifs et moraux.
Cette seconde étape donne aux cinq élèves repérés comme susceptibles d’être tuteurs l’occasion de s’exprimer sur ce que représente l’aide. Cela leur permet de mettre en avant leurs propositions et leur motivation à devenir tuteur. En effet, il ne peut y avoir d’entraide si le futur tuteur ne s’engage pas pleinement, et surtout s’il ne s’en sent pas capable. Ainsi, le tutorat s’est donc appuyé sur les cinq élèves ayant été présélectionnés.
Après un congé parental, suivi d’une rupture conventionnelle, 
Myriam, 35 ans, a galéré plus de deux ans avant d’être embauchée en contrat aidé : « Pour moi, cette période reste un gros sinistre. C’est très difficile de s’en sortir quand on n’a aucun diplôme et que votre expérience n’est pas reconnue, alors que j’avais toujours travaillé comme secrétaire et même assistante de direction. » Comme l’explique Hélène Fauvel, rapporteuse de l’étude au nom de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité du Cese : « Les femmes non qualifiées sont les plus touchées par l’inactivité ; l’absence de diplôme est un critère déterminant qui joue plus que pour les hommes. Le soupçon pèse fort sur elles. » Assignée à résidence, Myriam tourne en rond. Et encaisse les réflexions : « Ça me faisait mal quand des personnes proches me demandaient si ça ne me dérangeait pas d’être payée à ne rien faire, d’être soumise à mon mari parce qu’il était seul à travailler. Pourtant, je me serrais la ceinture pour ne pas trop dépenser. Pendant mon temps libre, je n’allais pas m’acheter des livres ou faire du shopping ! »
20Comparaison de la tutelle entre enfants avec la tutelle exercée par l’adulte à l’égard d’un enfant. Concernant les caractéristiques de la tutelle entre enfants comparativement à celle de l’adulte envers un enfant, les travaux conduits dans cette perspective (Winnykamen, 1996, pour une revue sur la question) montrent que les performances des enfants-novices sont meilleures lorsqu’ils sont associés à un adulte. Ce sont les caractéristiques de l’aide apportée par l’adulte comparativement à celles de l’aide apportée par l’enfant qui permettent d’expliquer la différence de performances, et cette différence établit invariablement la supériorité de la dyade fortement asymétrique adulte/enfant.

Faire appel à OMEGA CONNECT, prestataire saisie données est la solution pour optimiser la gestion de votre entreprise. En nous confiant certaines tâches de votre activité, comme la saisie de donnée, vous ne pouvez qu’être gagnant. L’externalisation de la saisie de vos données vous permettra d’économiser votre temps et votre énergie. Il vous sera possible de concentrer vos efforts et celles de vos équipes sur l’activité principale de votre entreprise. Vous pourrez également en tirer un avantage économique certain. En effet, grâce à l’externalisation avec OMEGA CONNECT, ces travaux vous reviendront toujours moins chers.


Vos connaissances seront utiles dans les domaines de l'administration ou des technologies de l'information, mais vous pourriez tout aussi bien rejoindre le domaine de la vente, du marketing, des ressources humaines ou d'autres domaines connexes. Parmi les rôles potentiels que vous pourriez endosser figurent les suivants : commis de bureau, assistant administratif, assistant en ressources humaines, commis comptable et bien d'autres. 

Suite au succès du tutorat au sein des universités, de plus en plus d’écoles pratiquent un soutien scolaire entre élèves du même cursus. C’est le cas de l’École Normale Supérieure de Paris, ou de grandes écoles de commerce comme l’Essec ou l’Esdes. Dans d’autres écoles, le tutorat peut prendre la forme de groupes de travail rassemblant des étudiants de même niveau. Quoi qu’il en soit, même si le mot « tutorat » n’est pas utilisé, on trouve souvent un système équivalent dans les établissements de l’enseignement supérieur.
28Doise et Mugny (1981, p. 174) formulent un constat du même ordre : « il n’est pas exclu qu’existe un décalage temporel entre ces deux types de relations : une coélaboration cognitive (donc de niveau cognitif supérieur) peut être possible sans qu’encore les individus partenaires de ces interactions progressent lors d’un travail individuel ultérieur ». À savoir que, même si les membres de groupes coopératifs sont aptes à progresser suite au travail de groupe, ils pourraient ne pas le montrer encore lors des exercices individuels suivant immédiatement les séances collectives. Les bénéfices cognitifs peuvent apparaître plus tard : les résultats de cette recherche montrent en tout cas cette tendance.
Une première série de six phrases est donnée, ce qui me permet de repérer huit élèves très à l’aise dans cet exercice. Les élèves travaillent d’abord seuls, puis s’entraident. On fait une correction rapide ensemble. J’annonce ensuite une deuxième série de phrases. Je désigne à la classe les huit élèves que j’ai repérés et qui seront tuteurs d’office, c’est-à-dire immédiatement, sans avoir besoin de refaire l’exercice. Les autres élèves pourront devenir tuteurs à leur tour à la fin de leur travail. Les tuteurs sont à disposition pour aider et pour valider les réponses.
L’utilisation du « carton de disponibilité » comporte le risque que le tutoré reste passif jusqu’à ce que son tuteur puisse se rendre disponible. C’est durant ce temps de latence que le tutoré se montre autonome : retour au cours (cahier ou manuel), aux exercices analogues, au dictionnaire, à une recherche sur Internet… Mais cela demande déjà des compétences méthodologiques qui ne sont malheureusement pas encore des réflexes nécessairement intégrés par les élèves. Cela relève de l’organisation du travail personnel de l’élève que le domaine 2 du nouveau Socle commun présente comme un enjeu majeur pour accéder à l’autonomie.
Pour faire un plus juste état de la situation, nous utiliserons les tableaux compilés par l’économiste Claude Laferrière. En fonction des tranches de revenus et de diverses situations familiales typiques, il a calculé quel était l’argent réellement disponible, après avoir tenu compte des impôts, charges sociales, transferts, crédits et autres prestations.
La saisie de données peut représenter une véritable source de revenus et, ainsi, s'apparenter à une activité professionnelle à domicile. Si vous envisagez cette pratique comme votre source de revenus principale, il faut vous organiser en conséquence : aménagez votre bureau pour rester à l'aise sur de longues missions, consacrez une pièce entière à votre activité et éloignez tout ce qui vous pourrait vous détourner de vos missions, à l'image de la télévision.
37À partir du bilan des premiers travaux réalisés dans les années 60 et 70, Hartup (1983) identifie les conditions tutorielles qui permettent de recueillir de meilleures performances chez le tuteur que chez le sujet qui ne bénéficie pas d’une telle expérience. Ces conditions évoquent la nécessité d’une intervention tutorielle, qui doit s’étaler dans la durée, d’une maîtrise incomplète de la tâche à transmettre, d’une différence d’âge entre les enfants tuteur et novice, ainsi qu’une préparation au rôle de tuteur, lequel doit être supervisé régulièrement par un adulte. Ce dispositif de formation et de soutien permet aux jeunes tuteurs de maintenir leurs objectifs dans la durée. Ces résultats sont à nos yeux, pour la plupart d’entre eux, tout à fait pertinents encore de nos jours, bien que les travaux récents ouvrent aujourd’hui une plus grande diversité de recherches dans ce domaine.

Je note aussi certaines réactions d’élèves. Par exemple, une tutrice reprend une autre tutrice, car elle l’a entendue donner les réponses, et lui montre comment il faut s’y prendre. Un élève, absent la semaine précédente lors de la leçon sur le COD, a pu rattraper son retard avec l’aide d’un tuteur. Une des deux élèves qui s’étaient montrés réticents à l’idée de devenir tuteur, a accepté d’aider un camarade très en difficulté. Elle s’est installée à côté de lui et l’a longuement et patiemment accompagné, en prenant soin de ne pas faire à sa place, en lui posant des questions et en lui rappelant les techniques. Je n’ai pas manqué de la féliciter et de lui dire qu’elle avait parfaitement rempli son rôle.


ados alimentation animaux arts martiaux avion baccalauréat badminton beauté cinéma colocation conditions de travail conduire Corse couple covoiturage créer cuisine cyclisme danse DOM enfants Etats-Unis Europe facebook famille femmes football grève Guyane humour immigration internet IUT langues lecture Lille logement loisirs mariage Marseille montagne moto musculation musique métiers météo natation Noël orthographe Paris plongée politique poésie Provence prépa religion retraite rugby santé ski soldes solidarité stages tabac technologie tennis TGV traditions tutoyer téléphone université vacances voile vélo études

La vérité, c’est qu’on ne sait jamais sur quoi pourrait déboucher ce stade actuel de votre carrière. Vous pourriez créer une entreprise suffisamment lucrative pour vous permettre de poursuivre vos activités professionnelles de chez vous. Ou bien vous déciderez que maintenant que les enfants fréquentent l’école à temps plein, vous êtes prêt à réintégrer le marché du travail.
×