Puisque le tutorat qui s’ensuit est tout de suite annoncé, je demande aux élèves de rappeler les modalités de l’aide que peut apporter un tuteur. Il me semble nécessaire de le faire systématiquement pour inscrire en eux un principe élémentaire du tutorat : ne pas faire à la place du camarade, ne pas lui donner la réponse, mais plutôt le guider, notamment en lui posant des questions.
Mais la difficulté à concilier vie professionnelle et vie de famille demeure un obstacle puissant. 58 % des personnes interrogées et les deux tiers des parents jugent que les conditions sont mauvaises pour la réussir. 81 % des pères de familles affirment même que l'amélioration de la conciliation entre travail et famille doit être la priorité de la politique familiale.
25La modélisation de dialogues tutoriels. Ce courant d’investigation est consacré à la modélisation du dialogue entre un élève avancé et un autre moins avancé en fonction des performances de ce dernier. Ces travaux sont issus de différents champs conceptuels relevant de la psychologie cognitive et sociale, de l’étude des processus du discours, de l’intelligence artificielle, de la linguistique computationnelle4, des statistiques et de l’éducation. Graesser, Lang et Roberts (1991) se sont ainsi consacrés à la modélisation des dialogues basés sur le jugement de qualité des questions et réponses de collégiens à propos de petites histoires dont ils avaient pris connaissance au préalable. L’étude de Graesser, Wiemer-Hastings, Wiemer-Hastings et Kreuz (1999) en constitue le travail le plus abouti. Il consiste en un programme appelé AutoTutor qui simule le discours et les stratégies pédagogiques, dans le domaine de l’informatique, d’un tuteur humain tout venant ayant pour fonction d’aider les élèves du collège dans cet apprentissage. Les auteurs ont conçu ce programme en partant du constat que, malgré des connaissances modestes des tuteurs en informatique, ils étaient efficaces auprès des élèves moins avancés. Ce constat en partie soutenu par des travaux synthétisés par Cohen, Kulik et Kulik (1982) a fortement motivé la constitution de ce programme. Il a notamment pu être implémenté à partir de données recueillies dans plusieurs travaux, notamment ceux de Person, Graesser, Mogliano et Kreuz (1994), qui ont ainsi étudié les liens entre la nature des questions et des réponses de 44 dyades d’élèves et les performances des moins avancés. Ils mettaient en évidence que la qualité des réponses des élèves avancés constituait un indicateur important permettant d’inférer la compréhension de l’élève moins avancé. En revanche, les questions : « Tu comprends ? » adressées aux moins avancés étaient équivoques au regard de la compréhension de ces élèves. 100 heures de discours (sur une dizaine d’années) portant sur des dialogues tutoriels ont été implémentées au programme. Elles étaient issues du domaine de la psychologie (cours de méthodologie et de statistique pour étudiants) et des cours d’algèbre d’élèves de lycée. L’objectif de ce programme (AutoTutor) était d’assister directement les élèves dans ces différents domaines. L’étude des dialogues entre l’AutoTutor et l’élève a montré une lente convergence des partis vers une signification partagée des connaissances durant les séances de tutorat. Il arrivait néanmoins que la différence de connaissances soit trop grande entre l’AutoTutor et l’élève, ce qui créait une incompréhension inévitable. Ceci n’est pas sans rappeler les conditions d’un possible apprentissage selon Vygotski (cf. la zone de développement proche). Les analyses indiquent également que l’AutoTutor a rarement une conduite de démonstration et que, d’une manière générale, il n’élabore pas spontanément de stratégies élaborées. En outre, il possède une mesure approximative des connaissances actuelles de l’élève. En revanche, il apparaît que les stratégies tutorielles qui consistent à assister l’apprenant dans l’élaboration de ses explications et de ses modèles mentaux de la tâche constituent une caractéristique importante du tutorat.
Cette seconde étape donne aux cinq élèves repérés comme susceptibles d’être tuteurs l’occasion de s’exprimer sur ce que représente l’aide. Cela leur permet de mettre en avant leurs propositions et leur motivation à devenir tuteur. En effet, il ne peut y avoir d’entraide si le futur tuteur ne s’engage pas pleinement, et surtout s’il ne s’en sent pas capable. Ainsi, le tutorat s’est donc appuyé sur les cinq élèves ayant été présélectionnés.
18L’objectif est d’inciter les élèves à échanger leurs points de vue, de mettre en commun leurs connaissances et leur façon de chercher les réponses. Les questions posées sont donc ouvertes, fermées ou semi-ouvertes. Par exemple, pour l’exercice collectif trois portant sur un extrait du Petit Nicolas, la question « qui est désigné par le pronom je, ligne 1 ? » vise directement à chercher la réponse dans le texte. Une autre question nécessite de faire appel à des apports personnels : « qu’est-ce qu’une vaccination ? », la réponse n’étant pas dans le texte. Puis une suivante incite une lecture spécifique du document en rassemblant plusieurs éléments fournis par le texte : « quels âges avaient les auteurs quand ils ont écrit l’histoire ? » Cela pour inciter à la réflexion, permettre les discussions vers l’obligation de se mettre d’accord. Chaque réponse correcte est sanctionnée par un point, l’absence de réponse ou une réponse erronée par une absence de point. Cela dit, il importe de ne pas compter de la même façon une absence de réponse comptant zéro et un effort de réponse juste mais incomplète, méritant d’être positivement évaluée par un demi-point. En somme des tâches ni trop complexes, ni trop simples, ne pouvant pas être mieux réalisées par un seul individu.
41Selon Vygotski (1997, p. 270), l’enfant ne saurait imiter que ce qu’il peut imiter, ce qui se trouve dans la zone de ses propres possibilités intellectuelles, la ZPD. En présentant à l’enfant « un modèle dont les conduites sont d’un niveau génétique supérieur au sien », on crée un déséquilibre entre les attentes de l’enfant à l’égard des comportements du modèle et ceux qu’il perçoit effectivement (Perret-Clermont, 1996, p. 202). Plus loin, l’auteur écrit que « le déséquilibre cognitif créé chez les sujets n’est pas dû au fait qu’il tendrait à imiter son partenaire mais au conflit qui surgit entre leurs points de vue différents » (ibid., p. 204). Ces élèves passives, ne parlant pas ou très peu mais observant les autres faire, parviennent à progresser. L’imitation peut donc être source potentielle de progrès pour l’imitant.

Installez tous les logiciels dont vous pourriez avoir besoin pour saisir les données. La plupart des entreprises se servent de portails web plutôt que de logiciels que vous devrez installer sur un ordinateur. Vous devez donc veiller à avoir les informations de connexion adéquates et à recevoir la formation requise pour vous en servir de façon adéquate.

Et j'en passe... Une chose est sure : il faudra être absolument certaine de vouloir vous orienter dans cette direction, car sinon, vous serez effectivement malheureuse. Nos grand-mères ne se sont pas battues pour avoir le droit de travailler, mais plutôt pour avoir le choix de le faire. Si votre choix personnel consiste à rester à la maison, il est tout aussi valable et respectueux de la condition féminine que celui de votre collègue qui préfère placer ses enfants en garderie dès 6 mois.


Avant de clore, je souhaiterais vous inviter à la lecture de l’article « Pour une pédagogie de la confiance », de Sylvain Connac, paru dans Le café pédagogique (jeudi 13 octobre 2016), et plus précisément le dernier paragraphe « À travers un cadre contenant, de l’autonomie encadrée et des évaluations pour les apprentissages, la confiance s’installe grâce au principe de réciprocité : dans un groupe, personne ne fait la loi et tout le monde en a besoin, personne ne dispose d’une liberté infinie et tout le monde en profite pour exister, personne ne sait tout, personne ne sait rien, on s’enrichit en transmettant ce que l’on sait.
38D’autres phénomènes sont repérés au niveau de la situation tutorale, comme les comportements effacés de cinq tutorés sur quarante-cinq, qualifiés de passifs. Ils sont le fait de cinq filles avec toutes des résultats en progression. La passivité est établie lorsque le tutoré a une attitude de retrait par rapport aux interactions dans son groupe. Il n’intervient pas, ne parle pas et semble refuser le contact. Par contre, il n’est pas indifférent à ce qui s’y passe, observe les démonstrations des tuteurs, se penche pour mieux voir et ne se détourne pas du groupe. Cette passivité semble donc assortie d’une forme d’imitation.
26Le pourcentage de progrès des élèves au niveau de la situation coopérative après six séances (37,50 %) est plus important qu’après les trois premières (12 %) et rattrape le retard acquis sur la situation tutorale. Comme le préconisent Abrami et al. (1996, p. 27) le facteur temps est essentiel : Il faut le temps de « s’adapter les uns aux autres, d’établir des normes, d’exprimer leurs idées, d’assimiler les contributions des autres, de dialoguer, de critiquer et d’intégrer les différents points de vue. Si le temps est trop court les élèves n’auront peut-être pas l’occasion de trouver le meilleur moyen de coordonner leurs efforts ou ne prendront peut-être pas la peine de s’entraider ».
Il peut sembler difficile, après avoir connu une certaine indépendance financière, de vous sentir « entretenue » par votre conjoint et de devoir systématiquement lui demander de l'argent pour acheter ce qui vous tente (pour vous, ou les enfants, ou la maison). Il est absolument nécessaire d'aborder ce sujet avec votre amoureux avant de vous lancer.
N'oublions pas que les travailleuses à temps partiel cotisent moins pour leur pension et renforcent les inégalités hommes femmes du point de vue carrière, salaire et montant de leur pension à l'âge de la retraite. Du moins c'est le cas en Belgique. Si c'est pour passer du temps qualitatif (vacances etc) et pas pour faire les lessives et préparer le repas, pourquoi pas, mais cela mérite réflexion...

2Qu’il s’agisse de jeunes enfants, qui retiendront plus particulièrement notre attention dans le cadre de cet article, ou d’élèves plus âgés, les interactions préconisées ont en commun de réunir des sujets de niveaux scolaires différents, l’un des deux partenaires pouvant être considéré comme étant novice par rapport au second qui, étant plus avancé scolairement, peut être considéré comme plus expert. Ces interactions peuvent encore être caractérisées par le fait que les deux partenaires concernés poursuivent des buts distincts. D’après Beaudichon, Verba et Winnykamen (1988), le but du sujet novice est « de faire » pendant que celui de l’expert est de « faire faire ». La tutelle entretient dans cette perspective un lien étroit avec l’imitation définie comme « l’usage intentionnel de l’action d’autrui comme point de départ et/ou comme guide de l’activité orientée vers un but » (p. 134). Deux expressions de l’imitation peuvent alors être envisagées. Dans l’une, le modèle n’a pas conscience d’être imité et le sujet-observateur organise ses actions individuellement. Dans l’autre, le modèle est conscient de son rôle et peut présenter des variations importantes dans ses conduites adressées au novice. Il peut tout aussi bien ne pas intervenir et rendre ainsi l’observateur autonome, que s’ajuster aux besoins de ce dernier. Autrement dit, l’imitation et la tutelle se situent sur un continuum dans lequel les variantes dépendent essentiellement du degré de conscience que l’enfant potentiellement tuteur, qui nous intéressera plus particulièrement ici, a de son rôle. Les conséquences de la dynamique pédagogique et relationnelle instaurée au sein de la dyade peuvent aussi entraîner l’instauration de moments plus ou moins durables d’équilibre des savoirs et/ou des savoir-faire. Ces moments d’équilibre font apparaître des mécanismes d’acquisition de connaissances comme la co-construction. Les auteurs définissent ce mécanisme comme une « symétrie des compétences et des relations, ainsi qu’un but partagé » (p. 134). Ces trois mécanismes d’acquisition (tutelle, imitation et co-construction) renvoient donc à des moments spécifiques que peuvent traverser les enfants dans une situation interactive d’acquisition.

49Le tutorat est une méthode pédagogique semblant permettre aux élèves tutorés de progresser rapidement, dès les premières séances collectives. Le temps additionnel offert n’apporte pas un bénéfice notable pour ces mêmes élèves. C’est parfois tout le contraire, certains tuteurs pouvant se démotiver avec le temps, les progrès amorcés par ses tutorés chutant ensuite. Nous constatons là que le tutorat n’est sans doute pas une situation faite pour durer, du moins pas en maintenant les mêmes personnes dans les mêmes rôles, aussi bien les tuteurs que les tutorés.
Bien sûr, c'est le premier point à prendre en compte si vous souhaitez cesser de travailler pour vous consacrer à l'éducation de vos enfants. Certaines caressent peut-être secrètement ce souhait au fond d'elle-même, mais se refusent à le mettre en pratique, car elles craignent de passer par des moments trop difficiles sur le plan matériel. Il est clair qu'un salaire de moins dans une famille, ça laisse un trou...
« Je ne vois que des bonnes raisons à cela », justifie cette dernière, présidente de l’association Maman travaille, avant de dresser une liste d’arguments longue comme le bras. Selon elle, les mères actives sont moins intrusives, puisque leur quotidien ne tourne pas exclusivement autour de leur marmaille. En outre, elles permettent à leurs bambins d’être davantage au contact d’adultes, ce qui est un gage de leur épanouissement personnel. Enfin, elles transmettent à leur progéniture un modèle en phase avec leur discours. « Il me semble difficile de dire à sa fille de travailler à l’école pour avoir un bon métier quand on n’a soi-même jamais flirté avec l’univers professionnel », illustre Marlène. Des propos auxquels Yohann adhère totalement. « Si ma mère m’avait demandé mon avis, je lui aurais conseillé de bosser ! », répond-il du haut de ses 35 ans. La raison ? Il a très mal vécu la pression maternelle durant son enfance. « Son job, c’était de s’occuper de ses trois enfants. D’une certaine manière, nous étions ses employeurs : elle travaillait pour notre réussite scolaire. Mais à l’adolescence, elle nous l’a reproché ! À l’entendre, elle s’est sacrifiée pour nous. Comme si les gamins que nous étions avaient eu le pouvoir de lui dicter sa conduite. En réalité, elle n’a jamais assumé son statut de femme au foyer », analyse le jeune homme avec le recul.
Ensuite, les mères au foyer affirment que la dynamique familiale au complet (vie conjugale comprise) bénéficie de ce changement, car le stress est beaucoup moins présent au quotidien. Ces familles ne subissent pas toute la pression qui est l'apanage de la vie moderne : se lever, manger à toute vitesse, préparer les lunchs, amener les enfants à l'école ou garderie, aller au boulot, récupérer les enfants, faire les courses, préparer le repas, etc. Les mères au foyer sont plus zen... ce qui ne veut pas dire qu'elles sont paresseuses : c'est un travail à temps plein de s'occuper d'une maison et de deux enfants ou plus!
NE répondez pas à cette annonce qui n'est ni plus ni moins une grosse arnaque ! Depuis quand en France il faut payer pour travailler ? au lieu de dire que vous êtes intéressés par cette annonce, allez sur leur site et vous verrez qu'ils vous demande de l'argent pour vous inscrire et qu'après et bien vous n'aurez jamais de réponde comme c'est le cas pour bcp.
De plus en plus employés en voient la valeur d'avoir le travail des employés de maison. Hôtels Hilton, par exemple, a bénéficié du travail de séjour à la maison les opérateurs de centres d'appels et continue d'étendre son programme de travail à la maison. En fait, le nombre d'Américains qui travaillent à domicile a augmenté de 63 pour cent entre 2004 et 2006. Il ya actuellement environ 12,4 millions de personnes qui travaillent à domicile au moins une journée par semaine.

Donner une liste de métiers c’est bien mais si je ne vous dis pas comment trouver une offre, ça ne sert à rien! Tout d’abord pour les emplois liés à l’informatique (rédacteur web, spécialiste SEO, webdesigner…), je vous conseille de proposer vos services sur les sites de jobbing comme Fiverr.com ou 5euros.com. Ces sites sont spécialisés dans ce secteur d’activité. Pour les autres métiers, vous trouverez beaucoup d’offres sur Leboncoin.fr même si je vous recommande d’être vigilant à cause du risque d’arnaques, Pôle Emploi mais aussi sur Indeed et sur Domicile-Emploi.net. Sur ce dernier site, je vous conseille d’être prudent car j’ai trouve beaucoup de propositions qui ressemblent à des arnaques bien connues. A vous faire faire le tri. Visitez également le site Frizbiz où vous pouvez proposer vos services pour garder des animaux, faire du repassage, faire du soutien scolaire…
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