Pour le tableau de demande d’aide, par exemple en mathématiques, il y aurait trois colonnes (nombres et calculs, espace et géométrie, grandeurs et mesures). Les vignettes seraient affichées et accessibles aux futurs volontaires qu’ils retireraient afin de compléter le tableau de réponses d’aide. Celui-ci serait un tableau à double entrée plastifié (tuteur/tutoré) avec le prénom de chaque élève de la classe. Le tuteur volontaire cocherait dans la case de l’élève tutoré. Cette réponse serait formulée avant la séance afin que le tuteur ait connaissance de l’identité de l’élève et que l’enseignant puisse organiser au mieux l’espace de travail.

Restez à la maison d'emplois ne sont pas pour tout le monde. Certains emplois exigent plus d'interaction au jour le jour avec les collègues et avec le public. Un séjour au travailleur à domicile doit être le souci du détail et l'auto motivé. Il ou elle doit être en mesure d'atteindre les objectifs et de faire délais sans la surveillance d'un superviseur. Hemust ont aussi de grandes compétences de communication afin qu'il puisse travailler à la maison sans avoir l'air absentes de leur travail.
Avant d’instituer le tutorat dans ma classe (un cours double CE2-CM1), j’ai voulu réaliser quelques tentatives, à savoir des séances de français et de mathématiques durant lesquelles les élèves auraient la possibilité de s’entraider, mais sans plus de précisions de ma part. J’espérais de cette première étape des observations, des remarques, des questionnements, des commentaires d’élèves, autant de matériaux qui me permettraient ensuite d’élaborer un cadre de travail plus solide. J’ai appelé ces séances de lancement « essais ». Le mot « tutorat » n’a été introduit qu’au troisième essai. Les élèves avaient alors suffisamment de vécu pour cerner le concept, sans être encore en mesure de le définir clairement.
@Jessica: merci beaucoup pour ce beau commentaire qui me rejoint totalement. Nous vivons presque la même réalité, ça même si j'écris, il reste que je suis travailleuse autonome avec 3 jeunes enfants. Je connais donc ça, cette obligation que l'on se fixe de maintenir une vie sociale, ses minutes à soi, etc. Pas évident, que ce soit en campagne ou au coeur de la ville!
D'abord, c'est bien évidemment le besoin viscéral de s'occuper elles-mêmes de leur progéniture qui pousse les femmes à devenir mère au foyer. En effet, elles trouvent inconcevable de confier leurs petits à des mains étrangères. Elles préfèrent être présentes lors de tous les apprentissages de leurs enfants, les voir grandir et évoluer, s'occuper de chacun des aspects de leur vie.
32Les travaux sur l’apprentissage coopératif. Les expérimentations conduites en situation de classe dans ce cadre s’inscrivent dans la lignée du modèle de la transmission sociale. L’éducation y est appréhendée en tant qu’activité culturelle et linguistique dans laquelle le langage et l’activité partagée sont considérés comme étant déterminants dans la construction des connaissances (Mercer, 1996). Il s’agit de développer dans ces situations une forme d’apprentissage qualifiée de cooperative learning au cours de laquelle les élèves sont répartis par groupe et doivent contribuer à la tâche commune et s’aider les uns les autres pour apprendre. À la différence des innovations pédagogiques examinées dans le paragraphe précédent, il s’agit ici de favoriser le développement d’une entraide que l’on pourrait qualifier de spontanée dans la mesure où l’initiateur de l’activité tutorielle n’est pas identifié a priori. Ainsi, contrairement à la définition de la tutelle donnée en introduction, les partenaires concernés ne poursuivent pas dans ce cas des buts distincts mais identiques. L’un aide l’autre puis se fait aider alternativement au cours de l’activité et dans le cadre de la réalisation collective de l’activité. Les plus récents de ces travaux présentent l’intérêt de souligner le rôle de la formation des élèves pour rendre plus efficaces les interactions entre élèves, mais également le rôle du maître et les effets de sa propre formation en la matière – sur lesquels on ne s’était pas véritablement interrogé jusqu’à présent.
8Le point commun entre ces deux méthodes pédagogiques de travail de groupe se situe dans l’apport d’idées nouvelles et/ou contradictoires d’autrui. Qu’elle vienne d’un pair plus expert ou d’un pair considéré comme un égal, la confrontation de points de vue différents peut permettre la décentration et le développement de la pensée. De simple « facteur du développement » chez Piaget, l’expérience sociale devient « facteur causal » du développement cognitif individuel.
23L’explication de ce résultat peut se situer dans le fait que le tutorat et son asymétrie de compétences représentent une situation plus habituelle pour tous les élèves. Sa structure hiérarchique ressemble en effet davantage à la situation enseignant expert/élève apprenant. Lorsqu’il est question d’apprentissages rapides, l’asymétrie de compétences semble plus favorisante que la symétrie.

Veillez à trouver des sites de bonne réputation. Plusieurs sites véreux existent en ligne, et ils essaient de tirer profit de ceux qui cherchent à travailler à distance. Vous devez donc vous assurer de ce que la compagnie pour laquelle vous acceptez de travailler est bel et bien légitime étant donné que vous devrez surement lui fournir des renseignements personnels afin d’être payé[2].
Installez tous les logiciels dont vous pourriez avoir besoin pour saisir les données. La plupart des entreprises se servent de portails web plutôt que de logiciels que vous devrez installer sur un ordinateur. Vous devez donc veiller à avoir les informations de connexion adéquates et à recevoir la formation requise pour vous en servir de façon adéquate.
 Le tutorat d’accompagnement, quant à lui, se pratique toute l’année et commence dès le premier semestre. À raison d’1 ou 2 fois par semaine, vous travaillez en groupe ou individuellement avec l’aide de votre tuteur. Vous apprenez ainsi à mieux gérer votre travail, à être plus efficace mais aussi à effectuer des recherches documentaires qui représentent une part non négligeable du travail universitaire.

Nous avions conscience de l’écart entre le projet initial (et idéal) et la réalité de la pratique (tout ne pouvait être appliqué). Nous nous sommes donc engagés dans une recherche-action, un projet qui allait sans doute demander du temps pour se construire, faire naître des hésitations, mener parfois à des échecs, nous obliger à des retours en arrière et à opérer des choix par rapport à ce qui avait été formalisé au début.


Etant étudiante, je recherche un travail pour financer mes études. Je suis très intéressée par le travail que vous proposez. Je suis de Suisse, J'ai un CFC d'assistante en pharmacie et je fais actuellement une maturité professionnelle dans la santé et le social. Je suis disponible tous les soirs de la semaine et voudrais savoir si une place est disponible ?
6Telle est la vision proposée par Gilly (1988) dans le cadre de la conception psychosociale des constructions cognitives visant à rendre compte du progrès des connaissances. Celui-ci, pour être révélé, suppose de recueillir les pré-requis des participants d’une part, et les dynamiques interactives réalisées par les partenaires d’autre part. La prise en compte des pré-requis permet d’identifier les différents niveaux des partenaires relativement à la tâche à réaliser et de définir au mieux les mécanismes socio-cognitifs mis en œuvre. Contrairement à ce qu’il en est dans la perspective post-piagétienne de l’école de Genève, Gilly établit le constat suivant : le conflit n’est pas forcément nécessaire. Il a montré l’existence d’autres dynamiques (Gilly, Fraisse & Roux, 1988) pouvant être tout aussi efficace et dans lesquelles la confrontation, qui prend la forme d’une perturbation chez les partenaires, aboutissait (confrontation contradictoire) ou non (confrontation avec désaccord) à des propositions nouvelles de résolution.
49Le tutorat est une méthode pédagogique semblant permettre aux élèves tutorés de progresser rapidement, dès les premières séances collectives. Le temps additionnel offert n’apporte pas un bénéfice notable pour ces mêmes élèves. C’est parfois tout le contraire, certains tuteurs pouvant se démotiver avec le temps, les progrès amorcés par ses tutorés chutant ensuite. Nous constatons là que le tutorat n’est sans doute pas une situation faite pour durer, du moins pas en maintenant les mêmes personnes dans les mêmes rôles, aussi bien les tuteurs que les tutorés.

Aujourd’hui, chaque fois que j’en croise une qui a repris son travail à temps plein, elle ne rêve que du jour où elle mettra la main sur un poste à temps partiel. Le peu de mamans que je connais qui ont un travail à temps partiel disent que c’est leur plus bel équilibre. Elles sont à la fois mères poules, travailleuses, amantes, le tout avec la petite dose d’indépendance psychologique que le travail procure.


Toutes les différentes propositions du projet initial n’ont pas pu être effectuées lors de cette première année. Un tel projet appelle de nombreux changements dans la pratique de classe et ces changements ne peuvent se mettre en place que progressivement, sur plusieurs années. Nous avons choisi de nous concentrer sur quelques éléments de pratique : une série de mises en situation des élèves à l’école élémentaire (dont une filmée) et une sensibilisation au « métier » de tuteur en classe de 6e.

Maître de conférences en psychologie et ingénierie éducative, Université de Reims, membre du laboratoire CLEA (Cognition, Langage, Émotion, Acquisitions). Thèmes de recherche : situations d'apprentissage, processus d'enseignement, fonctionnement dyadique, empathie, enfant. Contact : Université de Reims Champagne-Ardenne, Campus Croix-Rouge, 57 rue Pierre Taittinger, 51096 Reims Cedex. Courriel : leila.bensalah@univ-reims.fr


Bonjour, Je suis intéressée par l'offre saisie de données à domicile, afin d'augmenter mes revenues, je suis très à l'aise pour la manipulation de l'ordinateur et ayant une très bonne vitesse de frappe et de synthèse. J'ai déjà travaillée plusieurs année entant qu'opérateur de données. Je reste à votre disposition pour la suite, comptant sur vous. Bien cordialement
Avant de clore, je souhaiterais vous inviter à la lecture de l’article « Pour une pédagogie de la confiance », de Sylvain Connac, paru dans Le café pédagogique (jeudi 13 octobre 2016), et plus précisément le dernier paragraphe « À travers un cadre contenant, de l’autonomie encadrée et des évaluations pour les apprentissages, la confiance s’installe grâce au principe de réciprocité : dans un groupe, personne ne fait la loi et tout le monde en a besoin, personne ne dispose d’une liberté infinie et tout le monde en profite pour exister, personne ne sait tout, personne ne sait rien, on s’enrichit en transmettant ce que l’on sait.
45En l’état actuel des conclusions de ces travaux, le tutorat peut ainsi être considéré comme une expérience qui peut être bénéfique aussi bien sur le plan de la maîtrise cognitive du savoir et du savoir-faire qu’implique la tâche à réaliser ou à transmettre, que sur le plan de l’intégration scolaire. On retiendra que le fait d’exercer le rôle de tuteur pour un enfant dont le rôle ordinaire est celui d’apprenant peut lui procurer une expérience psychologique favorisant l’appétence à apprendre et ainsi « restaurer le sens de l’acte d’apprendre et de ce que l’on apprend » (Barnier, 1996, p. 46). Cela pourrait constituer un moyen très utile pour replacer en particulier l’enfant en difficulté scolaire dans un processus plus constructif vis-à-vis de l’école et de lui-même (Allen & Feldman, 1973). Aider et être aidé à son tour peut également permettre d’inscrire l’élève dans un processus d’entraide (Baudrit, 2005) favorisant son insertion scolaire. Du côté du novice, le contexte différent qu’offre la situation tutorielle entre enfants pourrait s’avérer davantage à la portée des élèves en difficulté que le contexte de la classe. Cette situation pourrait alors devenir un moyen plus adapté pour accéder aux apprentissages. De manière générale, on retiendra avec les travaux de Webb et al. (1995, 2003) l’existence d’un lien étroit entre la nature de la participation des élèves et son efficacité. Ces différents travaux montrent l’intérêt d’étudier le rapport étroit qui associe l’expertise du tuteur et sa capacité de transmettre au potentiel d’apprentissage de l’enfant novice. Enfin, les études expérimentales, portant sur l’impact du statut attribué à l’expert explicitement ou non informé de son rôle de tuteur, mais aussi les travaux actuels dans le champ de l’apprentissage coopératif, soulignent à cet égard l’impact de la formation préalable sur la qualité des échanges. Ceci nous paraît fondamental au plan scolaire si l’on veut qu’au-delà des effets sur la vie scolaire, les interactions génèrent également des bénéfices au plan des acquisitions disciplinaires proprement dites.
Cette façon de travailler plaît aux élèves et les motive : ils manifestent une satisfaction à donner ou à recevoir de l’aide. Le niveau sonore augmente sensiblement et il y a de nombreux déplacements qui m’obligent à être attentif au début. Mais, au bout d’un moment, je reconnais que l’ambiance de classe est très appréciable, et que derrière un désordre apparent les élèves sont tous au travail. Finalement, le dispositif me libère même du temps pour passer d’une table à l’autre et pour parler individuellement avec les élèves.

"Ce que j'ai vu du monde du travail jusqu'à présent n'est pas très joyeux, pas très sain. C'est difficile à surmonter, tout ça... Je suis à la mission locale depuis trois ans. Après six ans d'études en secrétariat jusqu'au BTS, j'ai cherché du travail. Mais les employeurs ne donnent pas leur chance aux jeunes qui n'ont pas d'expérience. En plus, on m'a dit qu'il fallait être bilingue pour exercer ce métier. J'ai donc fait un bilan de compétences, et je me suis dirigée vers la fleuristerie. J'ai fait un CAP. J'ai trouvé du travail mais ma dernière expérience s'est mal passée. La patronne a mis fin à mon contrat en m'accusant de fautes que je n'avais pas commises, d'avoir pris dans la caisse. Elle a été très dure : "Vous avez votre CAP, mais il n'y a rien derrière." Elle a menti à ma formatrice, à ma mère. J'ai dit que c'était faux, mais je crains qu'un employeur susceptible de m'embaucher ne l'appelle et qu'elle répète ses mensonges. Depuis, j'ai du mal à m'y mettre. J'ai des moments de blues. Heureusement, j'ai un projet avec des amies : ouvrir une boutique de bijoux."
44Un autre phénomène apparaît au niveau de la situation tutorale grâce à la mise en place d’une observation évolutive. Suivre les mêmes groupes sur plusieurs séances collectives permet d’évaluer les changements d’attitudes et d’interactions pouvant survenir entre les membres. C’est-à-dire une modification significative dans les positionnements des uns et des autres dans le groupe par rapport aux observations précédemment effectuées. Ainsi, Bouchta tuteur du groupe T10, lors de l’observation de la première séance :

59L’intérêt cognitif pour des élèves à travailler en groupe est ici repensé en termes de formes à donner à ce travail collectif. Suivant le but et les objectifs que l’enseignant se fixe, il peut opter pour l’une ou l’autre situation. S’il vise des progrès rapides dans les apprentissages, le tutorat intraclasse semble être la méthode la plus bénéfique pour les tutorés qui vont s’enrichir des compétences du tuteur. S’il vise des progrès relationnels, en vue d’améliorer les relations entre élèves, l’apprentissage coopératif est cette fois plus favorisant. À condition toutefois de respecter :

L'IDAI propose, à destination des étudiants de Licence 1, des séances de tutorat offrant une aide à l'acquisition des méthodes de travail et de réalisation des exercices juridiques. Cette activité, développée depuis 2014 et assumée par les étudiants du Master 2 de droit international et européen des affaires (DIEA) de l'Université Paris 1 à l'IDAI, se tient une fois par semaine.


25Là encore le pourcentage de progrès des élèves du groupe tutoral est supérieur à celui des élèves de l’autre groupe. Par contre, la p-value calculée selon le test paramétrique t, est de 0,160, elle est donc supérieure au niveau de signification alpha = 0,05. Le test non paramétrique de Mann-Whitney confirme ce résultat (p-value = 0,176 > 0,05). Ainsi, après 6 séances collectives, il n’y a plus de lien statistiquement significatif entre les progrès des élèves et leur appartenance à telle ou telle situation de groupe.
Je suis tellement heureuse d'avoir lue votre article, il ne fait que renforcer mon opinion face a la "job" de maman. Je suis moi-meme mere d'une fillette de 2 ans, et je ne cesse de dire a mon conjoint que j'adorerais retourner travailler a temps partiel, histoire de faire un peu d'argent de poche, sortir et socialiser avec les autres, mais malheureusement il ne partage pas la meme idee que moi, il dit que nous n'avons pas fait un enfant pour le faire elever par les autres ...)

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Il ne reste que 4 mois à mon congé avec mon garçon et je n'ai tellement pas hâte que ma lune de miel finisse! Nous avons une belle routine, qui enlève du stresse à tout le monde. Ma fille de 2 1/2 peut se lever quand elle veut le matin et ce n'est pas la course pour l'amener à la garderie le plus tôt possible. Le soir, le souper est prêt pour les estomacs affamés à une heure qui a de l'allure. Le ménage se fait tranquillement tout au long de la semaine.
2Qu’il s’agisse de jeunes enfants, qui retiendront plus particulièrement notre attention dans le cadre de cet article, ou d’élèves plus âgés, les interactions préconisées ont en commun de réunir des sujets de niveaux scolaires différents, l’un des deux partenaires pouvant être considéré comme étant novice par rapport au second qui, étant plus avancé scolairement, peut être considéré comme plus expert. Ces interactions peuvent encore être caractérisées par le fait que les deux partenaires concernés poursuivent des buts distincts. D’après Beaudichon, Verba et Winnykamen (1988), le but du sujet novice est « de faire » pendant que celui de l’expert est de « faire faire ». La tutelle entretient dans cette perspective un lien étroit avec l’imitation définie comme « l’usage intentionnel de l’action d’autrui comme point de départ et/ou comme guide de l’activité orientée vers un but » (p. 134). Deux expressions de l’imitation peuvent alors être envisagées. Dans l’une, le modèle n’a pas conscience d’être imité et le sujet-observateur organise ses actions individuellement. Dans l’autre, le modèle est conscient de son rôle et peut présenter des variations importantes dans ses conduites adressées au novice. Il peut tout aussi bien ne pas intervenir et rendre ainsi l’observateur autonome, que s’ajuster aux besoins de ce dernier. Autrement dit, l’imitation et la tutelle se situent sur un continuum dans lequel les variantes dépendent essentiellement du degré de conscience que l’enfant potentiellement tuteur, qui nous intéressera plus particulièrement ici, a de son rôle. Les conséquences de la dynamique pédagogique et relationnelle instaurée au sein de la dyade peuvent aussi entraîner l’instauration de moments plus ou moins durables d’équilibre des savoirs et/ou des savoir-faire. Ces moments d’équilibre font apparaître des mécanismes d’acquisition de connaissances comme la co-construction. Les auteurs définissent ce mécanisme comme une « symétrie des compétences et des relations, ainsi qu’un but partagé » (p. 134). Ces trois mécanismes d’acquisition (tutelle, imitation et co-construction) renvoient donc à des moments spécifiques que peuvent traverser les enfants dans une situation interactive d’acquisition.
59L’intérêt cognitif pour des élèves à travailler en groupe est ici repensé en termes de formes à donner à ce travail collectif. Suivant le but et les objectifs que l’enseignant se fixe, il peut opter pour l’une ou l’autre situation. S’il vise des progrès rapides dans les apprentissages, le tutorat intraclasse semble être la méthode la plus bénéfique pour les tutorés qui vont s’enrichir des compétences du tuteur. S’il vise des progrès relationnels, en vue d’améliorer les relations entre élèves, l’apprentissage coopératif est cette fois plus favorisant. À condition toutefois de respecter :
Comme pour les essais 1 et 2, cette tâche est connue mais complexe, donc les compétences nécessaires pour l’effectuer sont diversement maîtrisées. J’annonce le travail aux élèves, leur explique qu’ils auront six phrases à analyser. Toutes les consignes habituelles sont inscrites sur le billet que je leur distribue et ils pourront – devront – s’y référer autant que nécessaire pour ne rien oublier. Puis j’annonce que nous allons travailler « en tutorat », et que certains pourront être « tuteurs ou tutrices » d’autres élèves. J’introduis également le terme de « tutoré(e) ». Pour l’instant le tutorat est simplement défini comme une aide sur un point précis. Je rappelle que, selon les cas, on peut être tuteur ou tutoré et qu’il faut aussi bien apprendre à demander de l’aide qu’à en donner. Les élèves réagissent immédiatement, pour la plupart désireux de devenir tuteurs, à l’exception de deux d’entre eux qui semblent gênés à cette idée et qui doutent sérieusement de pouvoir donner des explications aux autres.

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41Selon Vygotski (1997, p. 270), l’enfant ne saurait imiter que ce qu’il peut imiter, ce qui se trouve dans la zone de ses propres possibilités intellectuelles, la ZPD. En présentant à l’enfant « un modèle dont les conduites sont d’un niveau génétique supérieur au sien », on crée un déséquilibre entre les attentes de l’enfant à l’égard des comportements du modèle et ceux qu’il perçoit effectivement (Perret-Clermont, 1996, p. 202). Plus loin, l’auteur écrit que « le déséquilibre cognitif créé chez les sujets n’est pas dû au fait qu’il tendrait à imiter son partenaire mais au conflit qui surgit entre leurs points de vue différents » (ibid., p. 204). Ces élèves passives, ne parlant pas ou très peu mais observant les autres faire, parviennent à progresser. L’imitation peut donc être source potentielle de progrès pour l’imitant.

Suite au succès du tutorat au sein des universités, de plus en plus d’écoles pratiquent un soutien scolaire entre élèves du même cursus. C’est le cas de l’École Normale Supérieure de Paris, ou de grandes écoles de commerce comme l’Essec ou l’Esdes. Dans d’autres écoles, le tutorat peut prendre la forme de groupes de travail rassemblant des étudiants de même niveau. Quoi qu’il en soit, même si le mot « tutorat » n’est pas utilisé, on trouve souvent un système équivalent dans les établissements de l’enseignement supérieur.
Comme pour les essais 1 et 2, cette tâche est connue mais complexe, donc les compétences nécessaires pour l’effectuer sont diversement maîtrisées. J’annonce le travail aux élèves, leur explique qu’ils auront six phrases à analyser. Toutes les consignes habituelles sont inscrites sur le billet que je leur distribue et ils pourront – devront – s’y référer autant que nécessaire pour ne rien oublier. Puis j’annonce que nous allons travailler « en tutorat », et que certains pourront être « tuteurs ou tutrices » d’autres élèves. J’introduis également le terme de « tutoré(e) ». Pour l’instant le tutorat est simplement défini comme une aide sur un point précis. Je rappelle que, selon les cas, on peut être tuteur ou tutoré et qu’il faut aussi bien apprendre à demander de l’aide qu’à en donner. Les élèves réagissent immédiatement, pour la plupart désireux de devenir tuteurs, à l’exception de deux d’entre eux qui semblent gênés à cette idée et qui doutent sérieusement de pouvoir donner des explications aux autres.
Sachez que personne à part vous ne sait ce qui vous convient le mieux. Vous souhaitez être une mère au foyer? C'est une option parfaitement envisageable, à condition de s'en donner les moyens. Ne vous bornez pas à écouter les avis extérieurs pour prendre votre décision, car c'est en vous-même que vous trouverez la solution. Pendant des siècles, les femmes se sont épanouies (oui, oui) en remplissant leurs rôles de mères et d'épouses. Ce n'est pas parce que la société a changé que toutes les femmes ont changé... Soyez réalistes et pesez bien le pour et le contre, mais n'hésitez pas à poursuivre votre rêve, même si celui-ci semble déroger à la norme.
Il est possible de trouver sur Internet de nombreuses opportunités de travail à distance, et la saisie de données fait partie des plus populaires d’entre elles. Si vous êtes doué en matière de saisie de données, et si vous cherchez à travailler depuis votre domicile, il y a un certain nombre d’options que vous pouvez choisir, y compris celle de travailler en freelance afin d’arrondir vos revenus à la fin du mois ou celle d’occuper un poste à plein temps qui pourrait vous permettre de lancer votre carrière. Pour travailler depuis chez vous, vous devez être organisé et autonome, mais si vous vous y prenez bien, cela peut représenter une formidable opportunité pour vous.
32Au niveau de la situation tutorale, quand un tuteur ne remplit pas son rôle, ne s’occupe que de la tâche à accomplir et n’utilise pas les fonctions d’étayage pour aider les tutorés, ceux-ci n’accusent pas de progrès. C’est-à-dire que leurs trois résultats sont plus faibles après les séances collectives qu’initialement. Ainsi, le niveau de compétences plus élevé ne suffit pas à faire un bon tuteur. Une tutrice n’a pas pu ou su utiliser ses compétences pour expliquer et aider les membres de son groupe. L’on peut dire que, tout en étant restée experte, elle n’est pas devenue une véritable tutrice.

Cependant, compte tenu de cette masse horaire hebdomadaire, il n’était pas possible d’introduire le tutorat à chaque heure de cours et d’en faire la modalité de travail unique. Certaines heures de vie de classe ont en revanche pu être consacrées à la construction de ce dispositif avec les élèves, puisque j’étais également leur professeur principal.
28Doise et Mugny (1981, p. 174) formulent un constat du même ordre : « il n’est pas exclu qu’existe un décalage temporel entre ces deux types de relations : une coélaboration cognitive (donc de niveau cognitif supérieur) peut être possible sans qu’encore les individus partenaires de ces interactions progressent lors d’un travail individuel ultérieur ». À savoir que, même si les membres de groupes coopératifs sont aptes à progresser suite au travail de groupe, ils pourraient ne pas le montrer encore lors des exercices individuels suivant immédiatement les séances collectives. Les bénéfices cognitifs peuvent apparaître plus tard : les résultats de cette recherche montrent en tout cas cette tendance.
13Parmi les différentes formes d’apprentissage coopératif, le choix est fait d’installer une disposition de travail collectif à mi-chemin entre l’apprentissage coopératif et l’apprentissage collaboratif. Pour Cohen (1994, p. VII) « la coopération fonctionne lorsque les élèves se considèrent égaux, ce qui ne signifie pas qu’ils se considèrent de capacité égale dans chaque habileté, mais qu’ils ont un droit égal de participer à la tâche et d’apprendre ». Selon Pléty (1998) la coopération est une décision et une répartition du travail entre les partenaires pour la résolution d’un problème (se faciliter le travail d’apprentissage), et la collaboration est l’engagement commun des partenaires à coordonner leurs efforts pour résoudre le problème ensemble. Verba et Winnykamen citées par Baudrit (1999, p. 73) considèrentp. 73) considèrent73) considèrent « qu’il y a coopération lorsque les partenaires arrivent à coordonner leurs initiatives et leurs contributions respectives dans l‘accomplissement de la tâche ». C’est maintenant davantage l’activité sociocognitive qui prédomine. Pour Damon et Phelps cités également par Baudrit (2007) une des tendances de l’apprentissage collaboratif se trouve dans la notion de contradiction. Comme dans la coopération, les élèves peuvent interagir librement, partager leurs idées, justifier leurs points de vue. Cependant là tout est organisé pour provoquer un « choc des idées » autrement dit un conflit sociocognitif (Carugati & Mugny, 1985), ce que l’on ne retrouve pas forcément dans la notion de coopération.
37Les facteurs de réussite au niveau de la situation tutorale se trouvent dans l’exploitation par les tuteurs des six fonctions d’étayage décrites par Bruner (2002), et confortés par les résultats en progrès des tutorés. Il est observé également qu’une des tutrices semble utiliser la tactique du conflit intentionnel pour questionner, impliquer et intéresser les tutorés de son groupe. Elle se trompe parfois, attend et accepte d’être remise en cause. Elle engage ainsi l’intérêt des tutorés, maintient l’attention vers la tâche et l’objectif défini de permettre aux autres de comprendre de quoi il s’agit et comment procéder, le contrôle de la frustration pour que la tâche ne soit pas trop éprouvante, et enfin la démonstration ou présentation de modèles. Cette élève elle aussi plus experte est davantage une tutrice à part entière. Les progrès des tutorés de son groupe l’attestent.

Il y a à peine 50 ans, la norme pour les femmes était de rester à la maison afin de s'occuper de leurs enfants ainsi que de toute la logistique domestique (cuisine, ménage, courses, etc.) De nos jours, la très grande majorité des femmes font des études et travaillent avant d'avoir des enfants, puis reprennent leur occupation professionnelle quelques mois (parfois quelques semaines) après la naissance de leur bébé, confiant ce dernier à une garde extérieure. Pourtant, même si elles sont souvent  en marge des valeurs dominantes de la société, certaines mères restent attachées à des valeurs plus traditionnelles et choisissent la fonction de mère au foyer.  Et vous? Êtes-vous faite pour cela?
8Dans l’un des scénarii, le sujet A constituerait un modèle de réalisation pour le partenaire observateur actif (le sujet B), ce qui relève de la conduite d’imitation. Le second scénario renvoie à l’hypothèse selon laquelle les acquiescements du sujet B auraient valeur d’encouragement et/ou de renforcement en aidant ce dernier à construire la tâche. Déterminer le scénario le plus vraisemblable nécessite donc de connaître la composition de la dyade, les pré-requis de ses membres et la chronologie de leurs actions.

La demande de conciergerie en ligne devient de plus en plus forte; Internet offre également de nombreux services et touche plus de clients grâce à une communication simplifiée. Le concierge en ligne fournit les mêmes services qu’un assistant privé à son patron: réserver une table au restaurant, faire des achats en ligne à partir d’une liste détaillée, envoyer des lettres. La méticulosité et l’organisation sont nécessaires pour réussir dans cette activité. Il est également nécessaire d’avoir une bonne connaissance de sa ville, surtout quand il s’agit d’accueillir des hôtes pour passer un séjour des plus agréables et de découvrir les endroits et les conseils les plus intéressants. Des compétences en communication et en rédaction sont également requises pour écrire des informations claires.
17Trois types de problématiques ont été jusqu’à présent distingués dans les études expérimentales réunissant un novice et un expert. Alors que certains travaux vont s’employer à comparer la tutelle avec d’autres modes de collaboration, d’autres vont se centrer sur la tutelle entre enfants comparée à la tutelle exercée par l’adulte, ou encore, déceler les facteurs susceptibles d’affecter ces effets. Dans tous les cas, ces expérimentations donnent lieu à une évaluation initiale des performances des sujets novices suivie d’un post-test à l’issue des interactions destiné à mesurer les progrès consécutifs aux interactions développées dans les différentes conditions expérimentales examinées.
Il existe différents types de séjour à des emplois à domicile, tels que les opérateurs d'appel du centre, des écrivains et des éditeurs en ligne, les programmeurs, les transcripteurs médicaux et des assistants virtuels en ligne. La plupart de ces emplois en ligne sont en fait les travaux du contrat, avec le travailleur d'être un propriétaire de petite entreprise et l'employeur étant un client. Cependant, le modèle employé-employeur de travail des emplois à domicile commence à devenir plus populaire.
55Il est alors possible quand les élèves parviennent à ce stade de compréhension de leur situation de groupe, d’obtenir des progrès plus flagrants. Mais la coopération mise en place sur le mode piagétien ne suffit pas non plus pour observer des progrès chez les membres de ces groupes. Il apparaît qu’il faut aussi de l’opposition, de la contradiction argumentée. Dans certains de ces groupes, il y a des formes de coopération et d’interactions sur un mode égalitaire. La symétrie y est reconnue et utilisée pour permettre à tous de s’exprimer. Mais si chacun ne sait, ou ne peut, argumenter ses propos, les opposer à ceux des autres, démontrer pourquoi de telles positions, la coopération est stérile dans le sens où elle n’aboutit pas aux progrès des élèves. On se trouve alors davantage en présence d’apprentissage collaboratif permettant des échanges non structurés de partage et de mise en commun des savoirs.

58La symétrie de compétences présente et nécessaire au niveau de la situation coopérative, et l’asymétrie de la situation tutorale ne s’opposent nullement. Elles ne sont pas présentes en même temps dans une situation de travail de groupe. C’est l’une ou l’autre. Elles représentent des conditions de mise en place de ces méthodes pédagogiques, de bon déroulement et de fonctionnement de ces procédés.


C'est certain que le temps plein rend l'équation couple, parent, tâches ménagères extrêmement précaire. Mais je pense que lorsqu'on est bien, heureux dans ce que l'on fait, on trouve toujours le temps pour les bonnes activités. Il faut simplement être assez forte pour dire non et ne pas se laisser influencer par les qu'en dira-t-on de la pression sociale. Et un mari flexible n'est pas à négliger!
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