Une tâche scolaire, ici la résolution d’un problème mathématique (document Word, environ 13 ko), est le support de cette forme de travail. Je l’ai choisie, et selon un critère essentiel : il fallait un niveau de difficulté correctement dosé pour que tous les élèves puissent s’autoriser à se mettre au travail, qu’ensuite seule une partie d’entre eux parvienne à une résolution complète. C’est cette hétérogénéité dans la réussite qui permet de faire ensuite appel au tutorat comme dispositif adéquat au blocage de certains élèves ; dans ce contexte, en effet, des élèves experts pourront naturellement apporter leur aide aux élèves en difficulté.
La vérité, c’est que maintenant que la femme joue un rôle de plus en plus important au sein de la main-d’œuvre, exiger d’elle qu’elle reste à la maison pour s’occuper des enfants ne constitue pas toujours la solution la plus logique pour la famille. Il faut plutôt tenir compte du salaire, de l’horaire de travail et de la souplesse du poste de chaque conjoint. Le réseau de pères qui restent à la maison semble composé d’un éventail très varié de travailleurs, des avocats de haut calibre qui faisaient plus de 90 heures par semaine aux journalistes qui ne gagnent pas autant que leurs femmes.
29Il est donc à retenir, au regard de ces résultats, que les groupes non structurés et sans rôles attitrés progressent moins que les autres. En cela, nous rejoignons Gillies (2003) cité par Baudrit (2005, p. 69) affirmant que « les comportements coopératifs sont rares à l’intérieur des groupes non structurés et très fréquents au sein des groupes structurés ». Il semble que dans ces types de groupes « les interactions non spécifiques (c’est-à-dire non directement liées à la réalisation de la tâche) sont assez nombreuses […]. Les élèves semblent passer beaucoup de temps à échanger de façon superficielle, ils se livrent à de nombreuses digressions » (ibid.).
Une synthèse (document Word, environ 35 ko) recense l’ensemble des écrits des participants ainsi que d’autres propositions que j’ai suggérées (comme ne pas s’occuper de ce qui se passe autour de soi par exemple). Cependant cette fiche met en évidence les conditions préalables pour un fonctionnement propice au tutorat, conditions qui peuvent être plus ou moins complexes à respecter, comme par exemple le rapport à la fatigue mentionné dans la dernière partie de la fiche. Ensuite, les tuteurs et moi-même avons parcouru ce document pour revoir et expliciter le contenu. Enfin, le tutoré a pu découvrir chaque partie de cette fiche que le tuteur lui a présentée. Nous nous sommes assuré que le tutoré avait bien compris la présentation de chacun des rôles dans la dyade.
Déjà difficile, cette situation l’est encore plus quand elle est subie. « Mon salaire n’aurait pas couvert les frais de garde, d’autant que mes horaires étaient variables d’un jour à l’autre, ce qui rendait l'organisation difficile. Je n’ai donc pas eu vraiment le choix . J'ai arrêté mon job », témoigne Émilie. Si cette ex-coach sportive déclare s’éclater aux côtés de ses « deux loulous », c’est loin d’être le cas de toutes les femmes confrontées à la même situation. « Il n’existe aucune formation pour apprendre à élever sa progéniture. C’est une occupation chronophage, qui génère souvent des réactions émotionnelles fortes. Pas étonnant que certaines craquent ou tombent dans la dépression », déplore Isabelle Filliozat. Pour éviter de sombrer, une seule solution : voir du monde. Réunions organisées par la Leache League ou l’Union nationale femmes actives et foyer (FAEF), échanges dans des groupes de parents, sorties au parc à plusieurs… tout est bon ! Sans oublier bien sûr le meilleur : garder du temps pour son couple et ses virées entre copines.
Les réponses apportées aux questions que j’ai posées au groupe des cinq futurs tuteurs (voir le questionnaire [document Word, environ 114 ko] d’aide entre élèves et un exemple de questionnaire rempli [PDF, environ 1,6 Mo]) ont été récapitulées dans un document de synthèse sur l’aide (document Word, environ 44 ko) ; ces réponses m’ont permis de faire émerger d’autres questions. Elles allaient dans deux sens différents.
La réponse à cette question est évidemment oui. Comme je viens de le dire, cette pratique était marginale et de plus en plus de monde a une activité à domicile et dans les années à venir, le nombre de personnes travaillant chez eux, notamment en télétravail, devrait exploser. Moi qui suis blogueur depuis 2009, j’ai la chance de travailler de chez moi et croyez-moi pour rien au monde je ne quitterai mon confortable bureau. Assez parlé, je vous donne maintenant une liste de jobs pour gagner de l’argent à domicile.
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