Ensuite, dans le cadre de la liaison école-collège, il serait intéressant d’envisager un tutorat interclasses dans le cycle 3 (qui intègre trois niveaux : CM1, CM2 et 6e). La logique qui voudrait qu’un aîné puisse aider son cadet a toutefois ses limites : le critère à mettre en avant ne doit pas être l’âge, mais bien les compétences sociales et disciplinaires.
9In fine, ces différentes approches, qui ont en commun d’intégrer à parts égales les processus inter et intra individuels jusque-là considérés indépendamment, ont permis de mettre au jour une diversité de mécanismes socio-cognitifs d’acquisition. Ceux-ci représentent les différents moyens mis en œuvre par les enfants pour poursuivre le processus d’enseignement/ apprentissage dans des conditions où les savoirs et savoir-faire des participants, et en particulier ceux du novice, sont fluctuants et ponctuent les échanges de façon plus ou moins durable. Ces différents éléments conduisent aujourd’hui à privilégier un modèle pluridimensionnel de l’acquisition ou de la consolidation des connaissances (Beaudichon et al., 1988 ; Gilly et al., 1988).
11Dans le sillage de Bruner, la modélisation de la construction des connaissances est désormais fondée par de nombreux auteurs sur une perspective médiationnelle rendant compte de situations fortement dissymétriques maître/élève (voir par exemple Weil-Barais & Dumas Carré, 1998 ; Weil-Barais, 2004, concernant les apprentissages scolaires). Le travail de médiation réalisé par le maître est central. La tutelle, qui concerne en premier lieu les comportements de l’enseignant dans la mesure où il exerce une action sur l’élève, constitue un élément de cette médiation. L’efficacité de l’interaction est appréciée au travers de l’adéquation entre les conduites de l’élève et les intentions de l’action de l’enseignant. Cependant, la médiation scolaire inclut aussi le choix des tâches et des situations, les mises en scène pédagogiques, les formats des échanges, les stratégies interlocutoires... autrement dit, l’ensemble des dispositifs mis en œuvre pour rendre le savoir accessible à l’élève. D’après Weil-Barais (2004), être médiateur suppose de connaître les savoirs préalables des élèves et de négocier les changements que nécessite l’acquisition de savoirs nouveaux. La négociation entreprise par le maître vise donc à accompagner l’élève dans son travail de compréhension à partir de ce que le maître peut tirer des connaissances actuelles de l’élève. Les avancées de ce dernier, si elles ne permettent pas d’accéder directement aux connaissances du maître, visent alors à s’en rapprocher et à laisser entrevoir à l’élève que le savoir en question est de plus en plus à sa portée. La médiation qui constitue, nous l’avons vu, une des tâches essentielles de la pratique professionnelle de l’enseignant n’est pas propre, selon nous, aux seules relations maître/élève. Elle intervient également dans le cadre des relations entre enfants. Il s’agit alors de déterminer par quels processus les enfants arrivent à déterminer une réponse commune. Qu’il s’agisse de la médiation exercée par l’enseignant ou du partage de significations nécessaire à la réalisation d’une tâche commune, l’analyse des processus en jeu dans l’exercice de cette médiation (Weil-Barais, 2004) rejoint la perspective séquentielle qui incite à rendre compte finement de processus d’enseignement/apprentissage uniques jalonnant les interactions sociales.
Merci pour toutes ces précieuses et utiles recommandations à suivre naturellement. Le travail à domicile rémunéré demeure à mon sens la plus salutaires des activités professionnelles ; ne plus être confrontée à un groupe de travail essentiellement féminin et ce qui en émane, c'est-à-dire une ambiance délétère et néfaste. Travailler dans le confort intime de chez soi et enfin pouvoir se concentrer au calme sur le travail ou les travaux à exécuter. Voilà le sens du travail et la mission auxquels j'aimerai bien m'adonner
Cette année, je suis en poste dans une nouvelle école d’une autre commune ; je suis sorti du Réseau d’éducation prioritaire. Pour autant, le tutorat, et plus généralement les pratiques coopératives sont pour moi des modalités de travail que je souhaite entretenir et approfondir avec mes nouveaux élèves. Beaucoup d’obstacles rencontrés l’année dernière proviennent, je crois, de la façon dont j’ai amené ces changements dans ma pratique de classe et dans les habitudes de travail des élèves : par crainte de perdre le contrôle des séances et du fonctionnement de la classe, j’ai posé d’emblée un cadre de travail assez strict, sans avoir suffisamment creusé les questions qui me venaient concernant l’organisation de la classe, les contenus d’enseignements et la gestion des relations. Les séances types de travail en tutorat que j’ai menées me paraissent donc aujourd’hui plutôt artificielles, même si elles ont donné des résultats satisfaisants dans l’ensemble. Au cours de ces expériences et après certaines recherches documentaires, il m’est apparu que cette lente et complexe élaboration du cadre pouvait s’effectuer de manière plus naturelle par la réflexion et la prise de décision des élèves eux-mêmes. Ne peuvent-ils pas en effet concevoir par eux-mêmes la coopération, envisager ses bénéfices et en définir les conditions ? C’est l’expérimentation que j’aimerais mener cette année. Je souhaite placer le tutorat entre pairs parmi d’autres pratiques coopératives, notamment les conseils de classe au cours desquels peuvent être abordées les questions concernant les objectifs et les moyens du tutorat : quels apprentissages et pour qui ?, constitution des paires tuteur/tutoré, rôle, droits et obligations de chacun, refonte de l’emploi du temps, aménagement de la classe, disposition du mobilier, accès au matériel pédagogique, ressources, évaluations, etc.

De plus, la conception web est une excellente opportunité pour ceux qui ont peu d’expérience en programmation mais qui ont de l’expérience en tant que graphiste. Tout ce que vous avez à faire est d’apprendre le langage HTML qui est assez simple et inspirer les conceptions d’autres sites Web. Des langages tels que PHP, Java, JavaScript seraient également utiles, mais ils ne sont absolument pas nécessaires pour la conception de sites Web.
19Il semble donc à travers ces deux derniers travaux que la problématique soit passée au cours de cette période de l’étude globale du type de situation (tutorielle, coopérative, individuelle) à l’étude plus spécifique de certaines composantes (les échanges verbaux et les expériences manipulatoires directes sur le matériel) supposées importantes dès lors qu’elles constituent des moyens fort utiles d’évaluer les progrès des novices. On verra plus loin qu’en ce qui concerne les échanges, des analyses variées du discours du tuteur comme de l’apprenant, ou bien l’enchaînement de conduites spécifiques entre eux, nous permettent de mieux identifier le chemin parcouru par les protagonistes dans l’élaboration des connaissances de l’apprenant.
This contribution aims at presenting useful findings for researchers and education professionals interested in tutoring the benefits of peer tutoring for children. Specifically, we present different theoretical frameworks concerning these tutoring benefits. The studies regarding the gains of tutees and tutors are presented. These findings are discussed within educational and research perspectives.
En grammaire, l’analyse de phrases simples est une activité que l’on fait régulièrement et qui est précisément codifiée : d’abord on souligne en rouge le verbe conjugué de la phrase et on donne son infinitif, ensuite on souligne en bleu le groupe sujet dont on doit donner la nature, enfin on souligne en vert le complément du verbe (pour l’heure uniquement des COD).
Le recueil de représentations initiales sur le rapport à l’erreur et à l’aide a été réalisé auprès de toute la classe. Tout d’abord, j’ai demandé aux élèves d’écrire ce qu’ils pensaient de l’erreur d’une manière spontanée. Puis je les ai guidés à l’aide de questions plus précises. Deux questionnaires étaient donc à renseigner dont les réponses allaient nourrir les futurs échanges.
Ce cheminement avec les élèves intégrait des temps de travail individuel pour qu’il y ait matière à échanger, à débattre. Cela m’a permis d’animer des moments de synthèse. Il était question d’amener les futurs tuteurs à travailler chacun de leur côté en s’appuyant sur les dernières étapes. Ainsi, leur production écrite constituerait des points d’appui et des rappels pour rédiger une synthèse. Je me suis retrouvé dans un texte de Philippe Meirieu (PDF, environ 235 ko) dans lequel l’enseignant a le rôle d’accompagnateur sur cette route que l’élève emprunte et qui conduit à l’autonomie (le résumé du texte de Philippe Meirieu en schémas [PDF, environ 1,5 Mo]). Le futur tuteur allait s’inspirer de ce travail de propositions et de synthèses pour sélectionner les différents principes de la mission de tuteur (PDF, environ 1,3 Mo) et ce qu’il attend (PDF, environ 1 Mo) du futur tutoré. Tout cela a donc été rédigé dans un document (document Word, environ 136 ko). L’objectif était d’amener le futur tuteur à se réapproprier le travail mené depuis le début.
57Au niveau de la situation tutorale, le guidage et l’étayage tiennent une place prépondérante. Pour cela, l’acceptation de son propre rôle et du rôle de l’autre de la part de chacun des membres du groupe est préférable. Le tutoré reniant son tuteur ne peut parvenir à progresser, le tuteur n’acceptant pas de remplir son rôle ne permet pas aux tutorés d’avancer, pas plus que celui déviant pour prendre trop d’ascendant sur les tutorés. Ainsi, la différence de compétences ne suffit pas : il est important que le tuteur fasse preuve d’empathie, de congruence, de stratégies envers le tutoré, et le laisse progressivement prendre en main son apprentissage pour éviter ensuite l’effet de séparation. Tous les tuteurs, malgré leurs compétences académiques, ne sont pas capables de jouer ce rôle et de transmettre ces compétences : ils peuvent alors rester experts sans pour autant être ou devenir de véritables tuteurs. Il faut cependant essayer pour le savoir. On peut dès lors mettre en place, comme le suggère Baudrit (1999), le « tutorat pour voir » et laisser aux tuteurs débutants la possibilité d’interrompre l’aventure en cas d’échec. Ce peut être aussi l’opportunité pour les enseignants de changer les tuteurs et ainsi optimiser la situation tutorale.

La plupart des commis à la saisie de données débutent avec un salaire compris entre 26 000 $ et 30 000 $. Votre niveau d'expérience, votre lieu d'exercice, le type de données que vous traitez et votre entreprise sont autant de facteurs qui influent sur votre salaire de départ. Avec de l'expérience, vous pouvez espérer obtenir jusqu'à 40 000$ par an. Cependant, l'expérience vous ouvrira d'autres opportunités plus lucratives au sein de votre entreprise ainsi que dans d'autres organisations.


Après un congé parental, suivi d’une rupture conventionnelle, 
Myriam, 35 ans, a galéré plus de deux ans avant d’être embauchée en contrat aidé : « Pour moi, cette période reste un gros sinistre. C’est très difficile de s’en sortir quand on n’a aucun diplôme et que votre expérience n’est pas reconnue, alors que j’avais toujours travaillé comme secrétaire et même assistante de direction. » Comme l’explique Hélène Fauvel, rapporteuse de l’étude au nom de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité du Cese : « Les femmes non qualifiées sont les plus touchées par l’inactivité ; l’absence de diplôme est un critère déterminant qui joue plus que pour les hommes. Le soupçon pèse fort sur elles. » Assignée à résidence, Myriam tourne en rond. Et encaisse les réflexions : « Ça me faisait mal quand des personnes proches me demandaient si ça ne me dérangeait pas d’être payée à ne rien faire, d’être soumise à mon mari parce qu’il était seul à travailler. Pourtant, je me serrais la ceinture pour ne pas trop dépenser. Pendant mon temps libre, je n’allais pas m’acheter des livres ou faire du shopping ! »
20Comparaison de la tutelle entre enfants avec la tutelle exercée par l’adulte à l’égard d’un enfant. Concernant les caractéristiques de la tutelle entre enfants comparativement à celle de l’adulte envers un enfant, les travaux conduits dans cette perspective (Winnykamen, 1996, pour une revue sur la question) montrent que les performances des enfants-novices sont meilleures lorsqu’ils sont associés à un adulte. Ce sont les caractéristiques de l’aide apportée par l’adulte comparativement à celles de l’aide apportée par l’enfant qui permettent d’expliquer la différence de performances, et cette différence établit invariablement la supériorité de la dyade fortement asymétrique adulte/enfant.

Il y a à peine 50 ans, la norme pour les femmes était de rester à la maison afin de s'occuper de leurs enfants ainsi que de toute la logistique domestique (cuisine, ménage, courses, etc.) De nos jours, la très grande majorité des femmes font des études et travaillent avant d'avoir des enfants, puis reprennent leur occupation professionnelle quelques mois (parfois quelques semaines) après la naissance de leur bébé, confiant ce dernier à une garde extérieure. Pourtant, même si elles sont souvent  en marge des valeurs dominantes de la société, certaines mères restent attachées à des valeurs plus traditionnelles et choisissent la fonction de mère au foyer.  Et vous? Êtes-vous faite pour cela?
37Les facteurs de réussite au niveau de la situation tutorale se trouvent dans l’exploitation par les tuteurs des six fonctions d’étayage décrites par Bruner (2002), et confortés par les résultats en progrès des tutorés. Il est observé également qu’une des tutrices semble utiliser la tactique du conflit intentionnel pour questionner, impliquer et intéresser les tutorés de son groupe. Elle se trompe parfois, attend et accepte d’être remise en cause. Elle engage ainsi l’intérêt des tutorés, maintient l’attention vers la tâche et l’objectif défini de permettre aux autres de comprendre de quoi il s’agit et comment procéder, le contrôle de la frustration pour que la tâche ne soit pas trop éprouvante, et enfin la démonstration ou présentation de modèles. Cette élève elle aussi plus experte est davantage une tutrice à part entière. Les progrès des tutorés de son groupe l’attestent.

Bonjour, je travaille depuis mon domicile depuis 2 ans. Je suis agent immobilier indépendant et je gagne correctement ma vie tout en profitant de mes 2 enfants et de mes loisirs. Avec une bonne méthodologie et une bonne formation, vous pouvez y arriver. C’est vraiment le pied comme boulot. On ne s’ennuie jamais et tous les jours on découvre plein de choses.

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