Dans un premier temps, six professeurs (du CE2 à la 6e) se sont engagés à participer, avec l’équipe de circonscription, à la conception et à la rédaction du projet. Cela permettait de mener des expérimentations dans le premier degré comme dans le second degré. Au début, les modalités de la coopération susceptibles d’être expérimentées n’étaient pas fixées, tant sur le fond que sur la forme, mais s’interroger sur les pratiques coopératives en classe, et particulièrement dans les établissements REP+, a paru d’emblée intéressant. En effet, les difficultés rencontrées au quotidien, telles que les difficultés scolaires et les problèmes de comportements semblaient appeler d’autres modalités de travail et une certaine innovation pédagogique. Un tel projet pouvait faire progresser les élèves dans les apprentissages fondamentaux et améliorer le climat scolaire. Certains membres de l’équipe avaient déjà réfléchi à des dispositifs possibles, tels que la formation d’« élèves ressources » par champs de compétences en école élémentaire, ou encore la mise en place de jeux coopératifs dans la cour ou en EPS. Cependant la mise en œuvre avait seulement été occasionnelle, irrégulière et n’avait pas été pérennisée. Aussi l’appel à projet de Réseau Canopé a-t-il semblé un vecteur possible pour inscrire ces pratiques dans le long terme.
HUGUET Pascal et MONTEIL Jean-Marc. Comparaison sociale, genre et performances cognitives : étude expérimentale de l’intervention des appartenances de sexe dans le fonctionnement cognitif individuel, dans R.-V. Joule, J.-M. Monteil et J.-L. Beauvois. Perspectives cognitives et conduites sociales : contextes et contextes sociaux. Tome V, Delachaux et Niestlé, 1996, p. 33-48.

Enfin, il est fréquent que ces mères au foyer souhaitent reproduire leur propre modèle familial, qui a « fonctionné. » Même si le discours actuel insiste sur l'importance pour les femmes d'obtenir une carrière satisfaisante, bien des femmes ont envisagé depuis leur plus tendre enfance de rester à la maison et élever leurs enfants. C'est leur propre conception de l'épanouissement. Rester à la maison peut sembler dégradant ou sclérosant pour certains, mais c'est à la personne concernée de décider comment mener sa vie...
7La conception piagétienne du développement de l’enfant s’appuie sur la coopération entre pairs. Pour Piaget (1978, p. 48) elle est à même de socialiser réellement l’individu et ne peut naître qu’entre personnes se sentant sur un pied d’égalité. Il écrit que « le propre de la coopération est justement d’amener l’enfant à la pratique de la réciprocité, donc de l’universalité morale et de la générosité dans ses rapports avec les partenaires ». Pour Piaget les enfants se trouveront grandis d’une mise en situation où la coopération tiendra une grande place, ils pourront alors apprendre ce qu’est la justice fondée sur l’égalité. Les échanges entre pairs dans la coopération permettent des conduites susceptibles d’éduquer l’esprit critique, l’objectivité et la réflexion discursive. L’apprentissage coopératif s’appuie sur cette égalité entre pairs, où la coopération peut permettre les interactions et favoriser les apprentissages. Elle est définie comme une « aptitude à accepter assez librement le jeu d’échanges qui, outre la facilitation, pourrait entraîner des découvertes communes : on apprend véritablement ensemble » selon Pléty (1998).
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Cependant, compte tenu de cette masse horaire hebdomadaire, il n’était pas possible d’introduire le tutorat à chaque heure de cours et d’en faire la modalité de travail unique. Certaines heures de vie de classe ont en revanche pu être consacrées à la construction de ce dispositif avec les élèves, puisque j’étais également leur professeur principal.
Veillez à trouver des sites de bonne réputation. Plusieurs sites véreux existent en ligne, et ils essaient de tirer profit de ceux qui cherchent à travailler à distance. Vous devez donc vous assurer de ce que la compagnie pour laquelle vous acceptez de travailler est bel et bien légitime étant donné que vous devrez surement lui fournir des renseignements personnels afin d’être payé[2].
11Dans la présente recherche, la situation tutorale met en présence un tuteur et trois tutorés. Le choix du tutorat intraclasse est fait grâce à l’aspect facilitant de son installation, les élèves des groupes étant choisis au sein d’une même classe. Cela peut perturber la méthode car les élèves se connaissant, les tuteurs peuvent avoir des relations de complaisance envers les tutorés. Cependant, l’aspect essentiel est que les tuteurs ont la possibilité d’aider les tutorés à progresser. Tout d’abord ils peuvent utiliser leurs compétences supérieures et reconnues en ce qui concerne le type de tâches proposées ; ensuite leurs compétences relationnelles, pour permettre aux tutorés de comprendre leur cheminement et leur façon de faire, et de se les approprier.
Oui, j'avais appris que la grosse carrière amène une certaine valorisation, mais est-ce un apprentissage valable? Je déplore grandement qu'on réclame l'égalité femmes-hommes en ne se fondant que sur le travail. Il y a d'autres façons de se faire valoir comme femme sans la performance dans le travail. C'est ce que notre société devrait démontrer à ses femmes pour les encourager à vivre avec leurs différences :c'est nous qui accouchons, avec toute l'énergie qu'une grossesse et la récupération après l'accouchement nous demande! Si, pour être considérée égale à l'homme, je dois avoir des enfants et faire la même carrière que mon mari, je suis tarée! Je travaillerai 2 fois plus que lui pour bénéficier de la même reconnaissance. Aucun sens!
25La modélisation de dialogues tutoriels. Ce courant d’investigation est consacré à la modélisation du dialogue entre un élève avancé et un autre moins avancé en fonction des performances de ce dernier. Ces travaux sont issus de différents champs conceptuels relevant de la psychologie cognitive et sociale, de l’étude des processus du discours, de l’intelligence artificielle, de la linguistique computationnelle4, des statistiques et de l’éducation. Graesser, Lang et Roberts (1991) se sont ainsi consacrés à la modélisation des dialogues basés sur le jugement de qualité des questions et réponses de collégiens à propos de petites histoires dont ils avaient pris connaissance au préalable. L’étude de Graesser, Wiemer-Hastings, Wiemer-Hastings et Kreuz (1999) en constitue le travail le plus abouti. Il consiste en un programme appelé AutoTutor qui simule le discours et les stratégies pédagogiques, dans le domaine de l’informatique, d’un tuteur humain tout venant ayant pour fonction d’aider les élèves du collège dans cet apprentissage. Les auteurs ont conçu ce programme en partant du constat que, malgré des connaissances modestes des tuteurs en informatique, ils étaient efficaces auprès des élèves moins avancés. Ce constat en partie soutenu par des travaux synthétisés par Cohen, Kulik et Kulik (1982) a fortement motivé la constitution de ce programme. Il a notamment pu être implémenté à partir de données recueillies dans plusieurs travaux, notamment ceux de Person, Graesser, Mogliano et Kreuz (1994), qui ont ainsi étudié les liens entre la nature des questions et des réponses de 44 dyades d’élèves et les performances des moins avancés. Ils mettaient en évidence que la qualité des réponses des élèves avancés constituait un indicateur important permettant d’inférer la compréhension de l’élève moins avancé. En revanche, les questions : « Tu comprends ? » adressées aux moins avancés étaient équivoques au regard de la compréhension de ces élèves. 100 heures de discours (sur une dizaine d’années) portant sur des dialogues tutoriels ont été implémentées au programme. Elles étaient issues du domaine de la psychologie (cours de méthodologie et de statistique pour étudiants) et des cours d’algèbre d’élèves de lycée. L’objectif de ce programme (AutoTutor) était d’assister directement les élèves dans ces différents domaines. L’étude des dialogues entre l’AutoTutor et l’élève a montré une lente convergence des partis vers une signification partagée des connaissances durant les séances de tutorat. Il arrivait néanmoins que la différence de connaissances soit trop grande entre l’AutoTutor et l’élève, ce qui créait une incompréhension inévitable. Ceci n’est pas sans rappeler les conditions d’un possible apprentissage selon Vygotski (cf. la zone de développement proche). Les analyses indiquent également que l’AutoTutor a rarement une conduite de démonstration et que, d’une manière générale, il n’élabore pas spontanément de stratégies élaborées. En outre, il possède une mesure approximative des connaissances actuelles de l’élève. En revanche, il apparaît que les stratégies tutorielles qui consistent à assister l’apprenant dans l’élaboration de ses explications et de ses modèles mentaux de la tâche constituent une caractéristique importante du tutorat.
Quel sujet "actuel" et intéressant, car étant moi aussi mère de 2 enfants 4 et 2 ans puis enceinte d'un troisième, je me questionne souvent sur mon équilibre personnel versus ce que la société préconise et valorise. Personnellement, pour moi le meilleur des 2 mondes c'est l'équilibre! et je pense qu'il varie d'une mère à une autre. IL y a des femmes avec qui j'ai parlé qui, comme le démontre "l'étude", ne peuvent concevoir de rester à la maison; elles me disaient qu'elles perdaient plus vite patience avec leur enfant et s'accomplissaient et se réalisaient davantage dans leur travail. D'autres, ne peuvent concevoir au contraire de retourner travailler durant la petite enfance et changent ou cessent carrément leur profession!
7D’autres dynamiques ont été relevées par Gilly et al. (1988). C’est le cas de la co-construction et de la co-élaboration acquiesçante. La co-construction est définie comme suit : « Le sujet A commence une action ou une phrase, reprise par B, qui poursuit ce qui est commencé ; puis A prend de nouveau le relais et ainsi de suite ». Chacun semble apporter sa contribution à la résolution de la tâche comme l’évoquent Beaudichon et al. (1988). Dans leur définition du mécanisme de co-construction, Gilly et al. (1988) n’écartent pas l’idée que des interventions de l’un puissent perturber à un moment ou à un autre la démarche de l’autre. La co-élaboration acquiesçante est selon nous à rapprocher de l’imitation et de la tutelle si on applique cette grille de comportement à la situation tutorielle – puisqu’à l’origine ce comportement est observé en situation « collaborative ». En effet, d’après Bensalah, Siri et Rivez (2002), deux scénarii peuvent être adossés à la conduite suivante définie par Gilly et al. (1988) :

Le Conseil de l’Ordre des tuteurs des Travaux Publics est composé d’un nombre égal de représentants des organisations professionnelles d’employeurs et des syndicats de salariés des Travaux Publics signataires du présent accord dans la limite de cinq membres titulaires au maximum pour chaque collège lesquels peuvent être représentés, le cas échéant, par un suppléant.
41Plus largement, les interactions déployées ne sont pas non plus étrangères à la conception que les enfants ont développée de la situation d’enseignement/apprentissage. Les travaux en la matière montrent là encore un lien entre l’évolution de cette conception et la théorie de l’esprit (TE). L’étude de Ziv et Frye (2004) montre en effet que, dès l’âge de 3-4 ans, les enfants reconnaissent une situation d’enseignement à partir du moment où ils détectent une différence de connaissances entre participants (adulte/enfant ou enfant/enfant). Ils montrent également que l’association de cette reconnaissance avec les croyances (sous-estimer et surestimer l’apprenant) des participants n’est réalisée qu’à 5-6 ans lorsque l’enfant accède aux TE. Dans ces conditions, l’enfant s’appuie en premier lieu sur cette connaissance des croyances d’autrui pour juger qu’une situation peut devenir une situation pédagogique. Bensalah et Olivier (2007) ont reproduit et confirmé globalement cette étude avec des enfants de 3, 4, 5, et 6 ans. Les auteurs précisent que les croyances portant sur la connaissance ou non de l’apprenant (sous-estimer et surestimer l’apprenant) sont corrélées à l’accès aux TE et non celles portant sur les connaissances de l’enseignant (surestimer l’enseignant). Il semblerait donc que l’accès à la reconnaissance des états mentaux d’autrui relatifs aux croyances porte en premier lieu sur ce que les enfants connaissent et expérimentent de la situation pédagogique dans leur quotidien. Il semblerait également que l’accès aux TE engendre des changements au plan comportemental du tuteur. Strauss, Ziv et Stein (2002) ont en effet montré que, dès l’âge de 5-6 ans, les enfants-tuteurs ayant accédé aux TE se distinguaient des plus jeunes par une utilisation plus fréquente de la transmission verbale adressée aux novices, alors que les plus jeunes tuteurs présentaient davantage de tentatives de résolution de la tâche, « entravant » ainsi la démarche du novice. Cette étude confirme l’interprétation avancée par Ashley et Tomasello (1998) relative à l’évolution des conduites tutorielles.
13L’apprentissage mutuel issu de la conception de Vygotski a été largement approfondi par Bruner, qui avance que cet apprentissage « crée des conditions favorables à un enseignement pour lui-même... » (Bruner, 1996, p. 38) ; il n’y a pas, en effet, d’enjeu particulier si ce n’est celui d’aider « l’autre à trouver ce qu’il faut faire et comment il faut le faire ». Orientée vers la recherche de situations d’apprentissage favorables à une co-participation des deux membres de la dyade, l’étude de l’apprentissage mutuel libère en quelque sorte les enfants du poids des rôles et se concentre plus spécifiquement sur les régulations interpersonnelles ou les stratégies efficaces en matière d’interactions tutorielles.
Cela peut être une bonne idée, par exemple, de discuter un certain montant que votre conjoint pourrait virer dans votre compte mensuellement. Dépendamment de votre « arrangement », ce montant pourrait couvrir toutes les dépenses familiales (incluant le loyer, les divers comptes, l'épicerie, les activités et vêtements des enfants, et les vôtres). Ainsi, vous vous sentirez « en contrôle » de la situation, même si vous ne travaillez pas, et pourrez vous gâter à l'occasion sans avoir à demander la permission au préalable; il vous faudra simplement gérer votre budget de façon adéquate. Une autre option consiste à avoir chacun un compte personnel pour « l'argent de poche » et créer un compte conjoint qui servira à toutes les autres dépenses familiales.
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