La question sur l’erreur a permis aux élèves de mettre à plat leur rapport à l’erreur, ce qu’ils en pensent d’une manière générale, puis de considérer le statut de l’erreur. En outre, j’ai souhaité associer erreur et correction afin d’inviter les élèves à comprendre le sens de la correction. Elle n’est pas là pour remplacer l’erreur, mais elle n’a d’intérêt que lorsqu’on a pu apprécier les causes de son erreur.
Ce cheminement avec les élèves intégrait des temps de travail individuel pour qu’il y ait matière à échanger, à débattre. Cela m’a permis d’animer des moments de synthèse. Il était question d’amener les futurs tuteurs à travailler chacun de leur côté en s’appuyant sur les dernières étapes. Ainsi, leur production écrite constituerait des points d’appui et des rappels pour rédiger une synthèse. Je me suis retrouvé dans un texte de Philippe Meirieu (PDF, environ 235 ko) dans lequel l’enseignant a le rôle d’accompagnateur sur cette route que l’élève emprunte et qui conduit à l’autonomie (le résumé du texte de Philippe Meirieu en schémas [PDF, environ 1,5 Mo]). Le futur tuteur allait s’inspirer de ce travail de propositions et de synthèses pour sélectionner les différents principes de la mission de tuteur (PDF, environ 1,3 Mo) et ce qu’il attend (PDF, environ 1 Mo) du futur tutoré. Tout cela a donc été rédigé dans un document (document Word, environ 136 ko). L’objectif était d’amener le futur tuteur à se réapproprier le travail mené depuis le début.
Et j'en passe... Une chose est sure : il faudra être absolument certaine de vouloir vous orienter dans cette direction, car sinon, vous serez effectivement malheureuse. Nos grand-mères ne se sont pas battues pour avoir le droit de travailler, mais plutôt pour avoir le choix de le faire. Si votre choix personnel consiste à rester à la maison, il est tout aussi valable et respectueux de la condition féminine que celui de votre collègue qui préfère placer ses enfants en garderie dès 6 mois.
57Au niveau de la situation tutorale, le guidage et l’étayage tiennent une place prépondérante. Pour cela, l’acceptation de son propre rôle et du rôle de l’autre de la part de chacun des membres du groupe est préférable. Le tutoré reniant son tuteur ne peut parvenir à progresser, le tuteur n’acceptant pas de remplir son rôle ne permet pas aux tutorés d’avancer, pas plus que celui déviant pour prendre trop d’ascendant sur les tutorés. Ainsi, la différence de compétences ne suffit pas : il est important que le tuteur fasse preuve d’empathie, de congruence, de stratégies envers le tutoré, et le laisse progressivement prendre en main son apprentissage pour éviter ensuite l’effet de séparation. Tous les tuteurs, malgré leurs compétences académiques, ne sont pas capables de jouer ce rôle et de transmettre ces compétences : ils peuvent alors rester experts sans pour autant être ou devenir de véritables tuteurs. Il faut cependant essayer pour le savoir. On peut dès lors mettre en place, comme le suggère Baudrit (1999), le « tutorat pour voir » et laisser aux tuteurs débutants la possibilité d’interrompre l’aventure en cas d’échec. Ce peut être aussi l’opportunité pour les enseignants de changer les tuteurs et ainsi optimiser la situation tutorale.
 Le tutorat d’accueil est pratiqué en début d’année scolaire, pendant la période des inscriptions, avant que les cours ne débutent. Des étudiants triés sur le volet vous prennent en charge le temps de vous expliquer le fonctionnement de l’université, assez différent et plus complexe que celui du lycée, mais aussi le déroulement de votre cursus universitaire et le contenu exact de votre formation. Ainsi vous êtes mieux armés pour débuter votre année sur les chapeaux de roue !
Je passe dans les binômes tuteur/tutoré et m’informe de ce qui se passe. Au fur et à mesure, je note au tableau les éléments de méthode que les tuteurs utilisent : le verbe, on peut le conjuguer, on peut l’encadrer par la négation ; pour trouver le sujet, on demande « qui est-ce qui… ? » ; pour trouver le COD on fait « sujet + verbe + qui ou quoi ? », etc.
Des évaluations se pratiquent régulièrement (cf. ci-dessus). Elles ont pour but de vérifier si les objectifs intermédiaires ont été atteints. Cela peut se faire par le biais des Q.C.M. (Questionnaire à Choix Multiple) présents en fin de certains chapitres. Les résultats de ces évaluations sont, si nécessaire, objets de discussion entre l'apprenant et le tuteur.
32Au niveau de la situation tutorale, quand un tuteur ne remplit pas son rôle, ne s’occupe que de la tâche à accomplir et n’utilise pas les fonctions d’étayage pour aider les tutorés, ceux-ci n’accusent pas de progrès. C’est-à-dire que leurs trois résultats sont plus faibles après les séances collectives qu’initialement. Ainsi, le niveau de compétences plus élevé ne suffit pas à faire un bon tuteur. Une tutrice n’a pas pu ou su utiliser ses compétences pour expliquer et aider les membres de son groupe. L’on peut dire que, tout en étant restée experte, elle n’est pas devenue une véritable tutrice.
Des évaluations se pratiquent régulièrement (cf. ci-dessus). Elles ont pour but de vérifier si les objectifs intermédiaires ont été atteints. Cela peut se faire par le biais des Q.C.M. (Questionnaire à Choix Multiple) présents en fin de certains chapitres. Les résultats de ces évaluations sont, si nécessaire, objets de discussion entre l'apprenant et le tuteur.

Avant de clore, je souhaiterais vous inviter à la lecture de l’article « Pour une pédagogie de la confiance », de Sylvain Connac, paru dans Le café pédagogique (jeudi 13 octobre 2016), et plus précisément le dernier paragraphe « À travers un cadre contenant, de l’autonomie encadrée et des évaluations pour les apprentissages, la confiance s’installe grâce au principe de réciprocité : dans un groupe, personne ne fait la loi et tout le monde en a besoin, personne ne dispose d’une liberté infinie et tout le monde en profite pour exister, personne ne sait tout, personne ne sait rien, on s’enrichit en transmettant ce que l’on sait.
Désolée, je me laisse un peu emporter mais je m'inquiète de cette future génération qui aura majoritairement manqué de l'affection constante des parents parce qu'il faut trop travailler et parce qu'on est "dépressive et on se sent inutile" à la maison? Il faut juste retrouver l'équilibre et avoir le soutien nécessaire par notre cher gouvernement également, oui nous avons le RQAP qui aide bien mais au niveau de la reconnaissance du travail à temps partiel il y a encore du chemin à faire.
52Dans un système basé sur la coopération les différents acteurs travaillent en principe dans un esprit d’intérêt général. La coopération ne va pas de soi et suppose un certain degré de confiance et de compréhension. Ce n’est pas parce que l’on décide de coopérer que l’on coopère effectivement. Jollivet-Blanchard et Blanchard (2004) parlent d’attitudes à acquérir, notamment les aptitudes à communiquer. Dans un groupe, il ne suffit pas « […] d’entendre, de comprendre, de rassembler et de commenter, il faut aussi interroger, rebondir, remettre en question, imaginer… » (ibid., p. 329).
Il y a à peine 50 ans, la norme pour les femmes était de rester à la maison afin de s'occuper de leurs enfants ainsi que de toute la logistique domestique (cuisine, ménage, courses, etc.) De nos jours, la très grande majorité des femmes font des études et travaillent avant d'avoir des enfants, puis reprennent leur occupation professionnelle quelques mois (parfois quelques semaines) après la naissance de leur bébé, confiant ce dernier à une garde extérieure. Pourtant, même si elles sont souvent  en marge des valeurs dominantes de la société, certaines mères restent attachées à des valeurs plus traditionnelles et choisissent la fonction de mère au foyer.  Et vous? Êtes-vous faite pour cela?
 Le tutorat d’accueil est pratiqué en début d’année scolaire, pendant la période des inscriptions, avant que les cours ne débutent. Des étudiants triés sur le volet vous prennent en charge le temps de vous expliquer le fonctionnement de l’université, assez différent et plus complexe que celui du lycée, mais aussi le déroulement de votre cursus universitaire et le contenu exact de votre formation. Ainsi vous êtes mieux armés pour débuter votre année sur les chapeaux de roue !
Je suis maman à la maison depuis un peu plus de 3 ans. J'ai laissé tomber une belle carrière, des sous d'extras qui étaient bienvenus et tout le côté social du travail pour être avec mes enfants. J'en ai 3 : 3ans 1/2, 2ans 1/2 et 8 mois. Au début, j'ai trouvé cela vraiment difficile parce que j'étais habituée à ne faire du social qu'en travaillant. Tout était réglé en fonction des longues heures de travail que j'avais. J'étais très heureuse, mais avec les enfants, je ne pouvais pas continuer au même rythme. Je me suis dit: À quoi bon rusher avec la routine travail-garderie-maison alors que je veux une famille et en profiter?
Être un papa à la maison constitue déjà en soi un travail à plein temps; l’important est d’établir une routine qui prévoit du temps dans la journée pour faire le travail de pigiste. Il vous faudra donc sans doute débuter votre journée de travail avant le lever du soleil (c'est-à-dire avant que toute la marmaille ne soit debout), profiter de la sieste des enfants pour être productif ou attendre le retour de votre conjoint(e) pour commencer à travailler. Pour que tout fonctionne, il faut de la discipline (il peut s’avérer difficile de s’atteler à la tâche et d’être productif à la maison), un sens poussé de l’organisation (en raison des limites de temps) et l’établissement d’une routine avec votre conjoint(e) (qui doit comprendre que lorsque vous avez « quartier libre » après 18 h, par exemple, c’est dans le but de respecter un échéancier).
×