41Plus largement, les interactions déployées ne sont pas non plus étrangères à la conception que les enfants ont développée de la situation d’enseignement/apprentissage. Les travaux en la matière montrent là encore un lien entre l’évolution de cette conception et la théorie de l’esprit (TE). L’étude de Ziv et Frye (2004) montre en effet que, dès l’âge de 3-4 ans, les enfants reconnaissent une situation d’enseignement à partir du moment où ils détectent une différence de connaissances entre participants (adulte/enfant ou enfant/enfant). Ils montrent également que l’association de cette reconnaissance avec les croyances (sous-estimer et surestimer l’apprenant) des participants n’est réalisée qu’à 5-6 ans lorsque l’enfant accède aux TE. Dans ces conditions, l’enfant s’appuie en premier lieu sur cette connaissance des croyances d’autrui pour juger qu’une situation peut devenir une situation pédagogique. Bensalah et Olivier (2007) ont reproduit et confirmé globalement cette étude avec des enfants de 3, 4, 5, et 6 ans. Les auteurs précisent que les croyances portant sur la connaissance ou non de l’apprenant (sous-estimer et surestimer l’apprenant) sont corrélées à l’accès aux TE et non celles portant sur les connaissances de l’enseignant (surestimer l’enseignant). Il semblerait donc que l’accès à la reconnaissance des états mentaux d’autrui relatifs aux croyances porte en premier lieu sur ce que les enfants connaissent et expérimentent de la situation pédagogique dans leur quotidien. Il semblerait également que l’accès aux TE engendre des changements au plan comportemental du tuteur. Strauss, Ziv et Stein (2002) ont en effet montré que, dès l’âge de 5-6 ans, les enfants-tuteurs ayant accédé aux TE se distinguaient des plus jeunes par une utilisation plus fréquente de la transmission verbale adressée aux novices, alors que les plus jeunes tuteurs présentaient davantage de tentatives de résolution de la tâche, « entravant » ainsi la démarche du novice. Cette étude confirme l’interprétation avancée par Ashley et Tomasello (1998) relative à l’évolution des conduites tutorielles.
35Les expérimentations réalisées en Belgique abordées précédemment (Finkelsztein, 1994 ; Finkelsztein & Ducros, 1989) permettent d’apporter un éclairage plus précis sur le contexte et les conduites qui favorisent les bénéfices apportés aux tuteurs. Rappelons que les tuteurs scolarisés sont explicitement avertis du rôle qu’ils auront à tenir et reçoivent une information préalable sur les difficultés des élèves et sur l’aide que leur intervention est susceptible d’apporter. Ils sont également sensibilisés au rôle du renforcement positif sur l’apprentissage et « soutenus » dans l’aide qu’ils apportent par un adulte référent. Une étude auprès d’un échantillon de 23tuteurs permet de rendre compte de la manière dont ces tuteurs perçoivent la situation à laquelle ils se trouvent confrontés. Bien que ressentant généralement une certaine appréhension relative à leurs capacités à aider l’autre dans ses difficultés, les tuteurs apparaissent tous motivés et se livrent à cette activité avec un plaisir certain. Ils la disent source de progrès pour les tutés et de bénéfices personnels pour eux-mêmes. Outre les progrès cognitifs, les tuteurs gagnent en autonomie, ce qui contribue à modifier la perception que les maîtres ont à l’égard de ces élèves tout venant.
Passez un entretien d’embauche. Si l’entrevue téléphonique se passe bien, il y a de fortes chances que vous receviez un appel afin de programmer un entretien en bonne et due forme. Étant donné que vous allez travailler depuis chez vous, il est fort probable que l’entretien se fasse via un site de téléconférence grâce auquel vous pourrez voir le chargé d’entrevue et échanger avec lui depuis le confort de votre domicile.

Une synthèse (document Word, environ 35 ko) recense l’ensemble des écrits des participants ainsi que d’autres propositions que j’ai suggérées (comme ne pas s’occuper de ce qui se passe autour de soi par exemple). Cependant cette fiche met en évidence les conditions préalables pour un fonctionnement propice au tutorat, conditions qui peuvent être plus ou moins complexes à respecter, comme par exemple le rapport à la fatigue mentionné dans la dernière partie de la fiche. Ensuite, les tuteurs et moi-même avons parcouru ce document pour revoir et expliciter le contenu. Enfin, le tutoré a pu découvrir chaque partie de cette fiche que le tuteur lui a présentée. Nous nous sommes assuré que le tutoré avait bien compris la présentation de chacun des rôles dans la dyade.
8Dans l’un des scénarii, le sujet A constituerait un modèle de réalisation pour le partenaire observateur actif (le sujet B), ce qui relève de la conduite d’imitation. Le second scénario renvoie à l’hypothèse selon laquelle les acquiescements du sujet B auraient valeur d’encouragement et/ou de renforcement en aidant ce dernier à construire la tâche. Déterminer le scénario le plus vraisemblable nécessite donc de connaître la composition de la dyade, les pré-requis de ses membres et la chronologie de leurs actions.
Comme pour les essais 1 et 2, cette tâche est connue mais complexe, donc les compétences nécessaires pour l’effectuer sont diversement maîtrisées. J’annonce le travail aux élèves, leur explique qu’ils auront six phrases à analyser. Toutes les consignes habituelles sont inscrites sur le billet que je leur distribue et ils pourront – devront – s’y référer autant que nécessaire pour ne rien oublier. Puis j’annonce que nous allons travailler « en tutorat », et que certains pourront être « tuteurs ou tutrices » d’autres élèves. J’introduis également le terme de « tutoré(e) ». Pour l’instant le tutorat est simplement défini comme une aide sur un point précis. Je rappelle que, selon les cas, on peut être tuteur ou tutoré et qu’il faut aussi bien apprendre à demander de l’aide qu’à en donner. Les élèves réagissent immédiatement, pour la plupart désireux de devenir tuteurs, à l’exception de deux d’entre eux qui semblent gênés à cette idée et qui doutent sérieusement de pouvoir donner des explications aux autres.
Meilleurs emplois pour les mamans à la maison. Il s’agit d’une certaine compétence pour pouvoir équilibrer la maternité et un emploi à plein temps, et c’est pour cette raison que beaucoup cherchent des emplois pour rester chez eux à la place. Bien que cela puisse prendre beaucoup de temps en soi, de nombreuses mères ne peuvent pas encore secouer le besoin et désirent continuer leur travail, même si elles sont à temps partiel. À la lumière de cela, de nombreuses entreprises ont commencé à répondre aux mères pour un travail légitime à partir d’emplois à domicile, les mères qui souhaitent pouvoir encore s’occuper de leur enfant tout en gagnant un revenu supplémentaire et flexible sur le côté. Voici les 7  mieux essayés des meilleurs emplois pour les mamans à la maison.
En complément de ces conclusions, nous nous permettons de citer quelques passages du livre de Sylvain Connac Apprendre par les pédagogies coopératives, qui nous semblent parfaitement correspondre à nos observations en classe. L’auteur, reprenant les thèses du chercheur Jacky Caillier, rappelle que c’est paradoxalement le tuteur qui bénéficie le plus du tutorat : « Ces situations tutorielles permettent un apprentissage par la reformulation en amenant l’élève qui aide à revisiter des connaissances, à les réorganiser, à mieux voir l’essentiel. »
11Dans le sillage de Bruner, la modélisation de la construction des connaissances est désormais fondée par de nombreux auteurs sur une perspective médiationnelle rendant compte de situations fortement dissymétriques maître/élève (voir par exemple Weil-Barais & Dumas Carré, 1998 ; Weil-Barais, 2004, concernant les apprentissages scolaires). Le travail de médiation réalisé par le maître est central. La tutelle, qui concerne en premier lieu les comportements de l’enseignant dans la mesure où il exerce une action sur l’élève, constitue un élément de cette médiation. L’efficacité de l’interaction est appréciée au travers de l’adéquation entre les conduites de l’élève et les intentions de l’action de l’enseignant. Cependant, la médiation scolaire inclut aussi le choix des tâches et des situations, les mises en scène pédagogiques, les formats des échanges, les stratégies interlocutoires... autrement dit, l’ensemble des dispositifs mis en œuvre pour rendre le savoir accessible à l’élève. D’après Weil-Barais (2004), être médiateur suppose de connaître les savoirs préalables des élèves et de négocier les changements que nécessite l’acquisition de savoirs nouveaux. La négociation entreprise par le maître vise donc à accompagner l’élève dans son travail de compréhension à partir de ce que le maître peut tirer des connaissances actuelles de l’élève. Les avancées de ce dernier, si elles ne permettent pas d’accéder directement aux connaissances du maître, visent alors à s’en rapprocher et à laisser entrevoir à l’élève que le savoir en question est de plus en plus à sa portée. La médiation qui constitue, nous l’avons vu, une des tâches essentielles de la pratique professionnelle de l’enseignant n’est pas propre, selon nous, aux seules relations maître/élève. Elle intervient également dans le cadre des relations entre enfants. Il s’agit alors de déterminer par quels processus les enfants arrivent à déterminer une réponse commune. Qu’il s’agisse de la médiation exercée par l’enseignant ou du partage de significations nécessaire à la réalisation d’une tâche commune, l’analyse des processus en jeu dans l’exercice de cette médiation (Weil-Barais, 2004) rejoint la perspective séquentielle qui incite à rendre compte finement de processus d’enseignement/apprentissage uniques jalonnant les interactions sociales.
Je note aussi certaines réactions d’élèves. Par exemple, une tutrice reprend une autre tutrice, car elle l’a entendue donner les réponses, et lui montre comment il faut s’y prendre. Un élève, absent la semaine précédente lors de la leçon sur le COD, a pu rattraper son retard avec l’aide d’un tuteur. Une des deux élèves qui s’étaient montrés réticents à l’idée de devenir tuteur, a accepté d’aider un camarade très en difficulté. Elle s’est installée à côté de lui et l’a longuement et patiemment accompagné, en prenant soin de ne pas faire à sa place, en lui posant des questions et en lui rappelant les techniques. Je n’ai pas manqué de la féliciter et de lui dire qu’elle avait parfaitement rempli son rôle.
3Dans le cadre de cette revue de question, notre objectif est de nous interroger sur les conditions des bénéfices consécutifs au dispositif tutoriel. Ces bénéfices pouvant difficilement être approchés dans le cadre de l’accompagnement global d’un projet scolaire ou professionnel, nous avons choisi de nous centrer sur les bénéfices que les jeunes enfants pouvaient retirer du tutorat entre pairs. Cette perspective permettra, selon nous, d’éclairer de façon plus précise les ressorts des gains d’un tel dispositif et d’amener à mieux le connaître, voire à l’optimiser. Après une présentation des cadres d’analyse de ces travaux, ces derniers seront envisagés chez les novices, d’une part, et les tuteurs, d’autre part – sur la base de travaux expérimentaux mais également d’analyse de situations pédagogiques développées en milieu scolaire. Ces situations pédagogiques s’inscrivent dans la lignée du learning through teaching développé aux États-Unis dans les années 70 (voir aussi Baudrit 1999, 2002), ou sont issus des études anglo-saxonnes relatives à l’apprentissage coopératif (cooperative learning). Nous ne retiendrons de ces situations que celles présentant un dispositif d’évaluation visant à analyser les effets des interactions tutorielles mises en œuvre.
48Il passe à une attitude inverse : il ne cherche qu’à s’amuser, distraire les tutorés de la tâche voire à les empêcher de travailler. Les résultats de ces derniers confirment pleinement les observations : après avoir accusé des progrès, ils montrent des régressions que l’on peut imputer au changement d’attitude du tuteur (figure 1). Comme le dit Baudrit (1999, p. 9), si une situation tutorale perdure : « À la longue, le tuteur pourrait être tenté par le pouvoir ou par une extension de ses prérogatives (par exemple en s’alignant sur celles détenues par les enseignants). » Et il semble que ce soit en effet le cas avec Bouchta : il prend un peu trop de pouvoir dans le groupe, trop de liberté ; il est au-dessus de tout et ne craint rien, comme si sa position de tuteur le protégeait contre toute remarque concernant son attitude. Après avoir été le tuteur pendant six séances, il s’avère qu’il en a oublié les raisons et surtout qu’il n’assume plus son rôle.
Il y a plusieurs avantages à travailler à la maison avec les centres d'appels. Il donne souplesse employés à l'heure, depuis les temps qu'ils veulent peuvent décider au travail ainsi que la quantité d'heures qu'ils se connectent. Un autre avantage est qu'ils n'ont pas à se soucier de longs trajets comme beaucoup de gens qui font des travaux sur site.
33Cela dit, un seul groupe sur quinze est dans ce cas au niveau de cette situation, alors que cinq groupes coopératifs sur seize voient leurs trois membres en position de non-progrès après les trois premières séances, puis trois après les six séances collectives. Le phénomène le plus récurrent constaté dans ces groupes-là est le conflit pour la possession de la feuille de marque. En effet, son unicité semble conférer un certain pouvoir à celui qui la détient. Cela représente une source de conflits sociaux non négligeables prenant du temps et de l’énergie, non redistribués sur la résolution de la tâche.

je souhaite trouver une activité rémunératrice à réaliser chez moi. je possède un n° de SIRET sous l’activité d’assistante de gestion mais ne sais pas comment trouver des clients. Sinon j’aimerais aider les entreprises et les particulier autour de moi. Je recherche à connaitre les demande de chacun. Je peux faire du démarchage dans les entreprises mais ne souhaite pas déranger les particuliers quand ils sont chez eux. Je ne me suis pas encore fais de site. Auriez vous des idées à me soumettre, Mr JULIEN, svp?
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