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51Cette égalité doit être perçue librement par chacun au niveau de la situation coopérative, autant que doit être perçue la reconnaissance des compétences supérieures du tuteur au niveau de la situation tutorale. La forme d’aide coopérative entre les partenaires semble plus proche du frayage, de la répétition. C’est « à force » comme l’écrivent Delbos et Jorion (1990, p. 33). Cela signifie que les élèves veulent aller au plus direct dans la réalisation de la tâche. Les auteurs parlent d’une habitude se transformant en seconde nature : à force de voir faire les autres, on apprend. Les élèves prennent alors un passage plus aisé, un raccourci, en utilisant la connaissance des autres pour obtenir une moindre résistance aux difficultés de l’exercice. En somme, ils doivent se faciliter la tâche les uns les autres, c’est du moins ce que l’on attend d’eux.
Très intéressée à votre annonce pour le poste d'assistante-saisie-de-données. D'origine, opératrice de saisie, actuellement j'ai 20% de temps libre et dès le 1er juin 100% Je souhaiterais vivement réaliser un entretien afin de mieux connaître les tâches liées à cet emploi. Dans l'attente de votre courrier, recevez, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées. Véronique
17Les élèves font ensuite ensemble des exercices pendant trois séances, puis un exercice individuel intermédiaire, trois autres séances de groupe et un exercice individuel final. Tous les exercices sont construits selon les mêmes critères sans être parfaitement identiques pour éviter l’effet d’entraînement Ils sont présentés sur deux feuilles, l’une comportant des informations simples (extrait d’un conte, horaires de train, recette de cuisine, plan de ville…) ; et l’autre sous forme de tableau avec dix questions et l’emplacement des réponses (feuille Q/R). Les exercices sont du même type que ceux proposés lors des évaluations nationales faites à l’entrée en sixième. Une seule feuille Q/R est donnée par groupe, d’où la nécessité pour les membres de se mettre d’accord afin d’apporter une réponse unique. Ici s’effectue le travail social dont sont privés ceux qui travaillent seuls.
L’apprentissage coopératif et le tutorat sont des méthodes pédagogiques assez proches des travaux de groupe en contexte situationnel scolaire et visent à faciliter l’apprentissage des élèves. Dans le premier, l’égalité des compétences est en principe requise pour permettre aux élèves de coopérer et de progresser ; dans le second, c’est la différence de compétences entre un tuteur et son (ou ses) tutoré(s) qui est mise en place. L’asymétrie et la symétrie des compétences sont questionnées dans le contexte du collège dans des travaux de groupe sur des tâches de Français. Les interactions pouvant se mettre en place entre les élèves, l’âge des élèves, le fait qu’ils soient en position d’égalité ou non, les relations découlant des rôles définis ou non, et le type d’activité demandée sont autant de facteurs susceptibles de modifier les résultats des uns et des autres et de pouvoir favoriser leurs apprentissages scolaires. Ainsi, les groupes structurés sur la base de l’asymétrie de compétences peuvent bénéficier d’une plus-value interactive.
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De plus en plus employés en voient la valeur d'avoir le travail des employés de maison. Hôtels Hilton, par exemple, a bénéficié du travail de séjour à la maison les opérateurs de centres d'appels et continue d'étendre son programme de travail à la maison. En fait, le nombre d'Américains qui travaillent à domicile a augmenté de 63 pour cent entre 2004 et 2006. Il ya actuellement environ 12,4 millions de personnes qui travaillent à domicile au moins une journée par semaine.

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21Contrairement aux jeunes tuteurs qui rencontrent des difficultés à développer une aide instrumentale, les adultes évaluent plus facilement le minimum d’aide requis à mettre en place eu égard aux caractéristiques du sujet novice. Cependant, une formation et un suivi du tuteur pourraient probablement permettre, comme l’avait déjà montré Allen (1976), de rendre progressivement ces jeunes tuteurs plus efficients et ainsi de rendre compte des possibilités réelles dont ils sont capables en matière de tutorat.
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le groupe des cinq dyades (A) occupait cinq tables disposées « en autobus » (par rapport à l’organisation des tables en îlots). Cette disposition visait à réduire les risques de bavardages ou l’absence de concentration. Le tutoré était le voisin du tuteur. Lorsque les consignes étaient énoncées, les élèves étaient en totale autonomie : travail individuel ou en tutorat lorsque les tutorés exprimaient le besoin d’être aidés ;

48Il passe à une attitude inverse : il ne cherche qu’à s’amuser, distraire les tutorés de la tâche voire à les empêcher de travailler. Les résultats de ces derniers confirment pleinement les observations : après avoir accusé des progrès, ils montrent des régressions que l’on peut imputer au changement d’attitude du tuteur (figure 1). Comme le dit Baudrit (1999, p. 9), si une situation tutorale perdure : « À la longue, le tuteur pourrait être tenté par le pouvoir ou par une extension de ses prérogatives (par exemple en s’alignant sur celles détenues par les enseignants). » Et il semble que ce soit en effet le cas avec Bouchta : il prend un peu trop de pouvoir dans le groupe, trop de liberté ; il est au-dessus de tout et ne craint rien, comme si sa position de tuteur le protégeait contre toute remarque concernant son attitude. Après avoir été le tuteur pendant six séances, il s’avère qu’il en a oublié les raisons et surtout qu’il n’assume plus son rôle.
44En définitive et en accord avec Baudrit (2000), ces deux types de travaux représentent probablement un apport mutuel à partir duquel de nouvelles investigations peuvent voir le jour. Ainsi, bien que ne relevant pas des mêmes paradigmes, l’éclairage de ces deux types de travaux sur la situation tutorielle n’en apporte pas moins un intérêt évident. En effet, les travaux issus des programmes pédagogiques sont orientés vers la compréhension de la situation tutorielle dont les profits sont rapportés à la situation scolaire dans laquelle elle s’insère. L’amélioration s’inscrit dans la sphère des relations maître-élève et entre élèves autant que dans le rapport de l’enfant aux savoirs, spécifiques ou non à la discipline sur laquelle portait le tutorat. Ces indicateurs, forts utiles pour le pédagogue, mériteraient donc d’être examinés expérimentalement afin de connaître plus précisément l’impact des programmes pédagogiques sur la qualité de la « vie scolaire » des élèves comme des enseignants. En revanche, les travaux expérimentaux répondent à des problématiques en lien avec des modèles qui conduisent à préciser tout un ensemble de caractéristiques de la situation, de processus mis en jeu, de conduites observées. Malgré la spécificité de ces travaux, ceux relatifs aux bénéfices apportés aux novices comme aux tuteurs pourraient constituer des pistes permettant de composer des dyades ou des groupes tutoriels efficaces pour le pédagogue soucieux d’optimiser la mise en place des formations dans sa classe. En effet, les travaux qui réfèrent aux compétences langagières dont l’efficacité est avérée chez des tuteurs non-expérimentés (Graesser et al., 1999), ceux qui portent sur l’impact du raisonnement verbalisé sur le novice (Tudge et al., 1996) et ceux qui montrent les capacités inférentielles des enfants à partir d’expressions non verbales (Gauducheau et al., 2003), sont autant d’éléments qui permettent au pédagogue de mieux cibler ce qu’il peut attendre des élèves à travers l’actualisation de sa ou de ses théories de l’apprenant, dont on sait qu’elle est constituée avant même l’entrée au cours préparatoire (Tudge, Odero, Hogan & Etz, 2003). Ces éléments peuvent également l’aider à mieux ajuster sa propre participation à l’élaboration de connaissances entre élèves.
12Les six fonctions d’étayage mises en avant par Bruner (2002, p. 277-279) permettent d’établir des indicateurs de la tenue ou non de leurs rôles par les tuteurs. Pour lui, ce qui est bénéfique tient autant aux composantes socioaffectives qu’aux aspects cognitifs. Les effets d’un tel processus de soutien vont bien au-delà de la simple réalisation assistée de la tâche. Le schéma de l’instruction efficace est à la fois dépendant de l’élève et dépendant de la tâche, les exigences de la tutelle étant engendrées par l’interaction.

La vérité, c’est qu’on ne sait jamais sur quoi pourrait déboucher ce stade actuel de votre carrière. Vous pourriez créer une entreprise suffisamment lucrative pour vous permettre de poursuivre vos activités professionnelles de chez vous. Ou bien vous déciderez que maintenant que les enfants fréquentent l’école à temps plein, vous êtes prêt à réintégrer le marché du travail.
9In fine, ces différentes approches, qui ont en commun d’intégrer à parts égales les processus inter et intra individuels jusque-là considérés indépendamment, ont permis de mettre au jour une diversité de mécanismes socio-cognitifs d’acquisition. Ceux-ci représentent les différents moyens mis en œuvre par les enfants pour poursuivre le processus d’enseignement/ apprentissage dans des conditions où les savoirs et savoir-faire des participants, et en particulier ceux du novice, sont fluctuants et ponctuent les échanges de façon plus ou moins durable. Ces différents éléments conduisent aujourd’hui à privilégier un modèle pluridimensionnel de l’acquisition ou de la consolidation des connaissances (Beaudichon et al., 1988 ; Gilly et al., 1988).
La coïncidence entre la date de publication de mon texte dans La Presse samedi 7 janvier: (http://www.cyberpresse.ca/opinions/201201/05/01-4483211-mission-impossible.php) et la parution du vôtre ici est frappante pour ce sujet commun qu'est le travail à temps partiel et la conciliation travail-famille! C'est un thème qui mérite d'être abordé sur plusieurs tribunes car il est très actuel et intéresse de nombreuses familles au Québec. Je suis bien heureuse de lire votre Blogue. C'est un sujet de société et plus nous en parlerons, plus les choses risquent de s'améliorer à l'avantage des familles... et des entreprises également! En effet, ces dernières subiront les contre-coups positifis des aménagements de travail à temps partiel pour certain(e)s de ses employé(e)s. Certains postes de travail s'y prêtent plus que d'autres. Mais il faut prendre des actions concrètes, tant du point de vue personnel que de celui de l'employeur.

12Les six fonctions d’étayage mises en avant par Bruner (2002, p. 277-279) permettent d’établir des indicateurs de la tenue ou non de leurs rôles par les tuteurs. Pour lui, ce qui est bénéfique tient autant aux composantes socioaffectives qu’aux aspects cognitifs. Les effets d’un tel processus de soutien vont bien au-delà de la simple réalisation assistée de la tâche. Le schéma de l’instruction efficace est à la fois dépendant de l’élève et dépendant de la tâche, les exigences de la tutelle étant engendrées par l’interaction.

1La recherche présentée s’inscrit dans le champ de la psychologie sociale des apprentissages. Le rôle que peuvent jouer les interactions sociales sur les acquisitions scolaires des élèves est étudié à travers deux méthodes pédagogiques de travail de groupe. Les processus d’apprentissage en situation de groupe sont complexes. Suivant le but que l’enseignant se fixe, il lui faudra définir au préalable la composition des groupes qu’il va mettre en place : élèves de mêmes niveaux de compétences ou non ? Élèves qui se choisissent par affinité ? Par projet ? Combien d’élèves par groupe ? Des groupes mixtes ou non ? Au bout de combien de temps l’efficacité du travail apparaît-elle ? De nombreux travaux ont déjà répondu, ou tenté de répondre à ces questions (par exemple : Cohen, 1994 ; Meirieu, 1996 ; Proulx, 1999).
Si une paire tuteur-tutoré se forme, je demande qu’une fiche « travail en tutorat  » (document Word, environ 15 ko) soit renseignée. Cette fiche est pour le moment très sommaire, mais pourra évoluer avec la pratique. Elle vise à mettre en mots, donc à conscientiser, pour le tutoré, l’objet de ses difficultés, et pour le tuteur les comportements que demande sa fonction. Je demande également le ressenti de chacun quant à cette forme particulière de travail, là encore afin de poser des mots sur ce qui apparaît souvent comme une préférence (mais peut-être aussi comme une gêne).
Non mais Nico, je n’ai rien à enseigner … Nous avons tout à enseigner, à partager avec les autres, cela peut être une connaissance ou une aptitude. Vraiment. Et il y a nécessairement quelqu’un d’autre qui a besoin d’apprendre cela. Tu ne me crois pas? Voyons voir sur ce long article je vous dis comment donner des leçons spéciales, je vous promets que vous voudrez vous inscrire après cela (en plus, j’ai fait une petite vidéo pour vous montrer ce qu’est Superprof).
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16Des élèves âgés de 11 à 13 ans scolarisés au collège en classe de sixième, sont confrontés collectivement à des exercices de français, orientés vers la compréhension d’écrits et la communication de sens. En tout cent huit élèves de sept classes de trois établissements participent à ce protocole décomposé en cinq phases. Tout d’abord, tous les élèves font individuellement l’exercice initial. Cela offre l’avantage de ne pas tenir compte des résultats scolaires des uns et des autres pour former les groupes. Certains acteurs reconnus par tous comme bons élèves en fonction de leurs niveaux scolaires habituels, n’ont pas forcément des notes aussi bonnes à l’issue du premier exercice, et vice versa pour les moins bons élèves pouvant avoir des scores surprenants. Ce n’est donc pas obligatoirement les premiers qui sont tuteurs et les deuxièmes tutorés. Les groupes sont ensuite constitués ainsi :

L’inscription à l’Ordre des Tuteurs permet, au salarié qui a suivi la formation de 4 jours et qui l’a mise en application durant une année, de bénéficier d’une prime de 650 € brut, versée par l’employeur. Les modalités d’organisation de ce dispositif et les conditions à remplir par les salariés pour intégrer l’ordre des tuteurs des Travaux Publics sont définies dans le bulletin ci-joint :


Professeur des écoles, j’interviens dans une classe de 6e en mathématiques. La mise en place du tutorat sur des créneaux horaires d’une à deux heures m’a parue difficile dans le sens où cela implique d’autres modalités d’organisation (temporelle, spatiale et pédagogique) lorsqu’on sait que le tutorat se veut une pratique extensive et ouverte. La limite résidait dans le fait que le dispositif était introduit uniquement en cours de mathématiques à raison de 5 heures par semaine (2 x 2 h + 1 h).
Restez à la maison d'emplois ne sont pas pour tout le monde. Certains emplois exigent plus d'interaction au jour le jour avec les collègues et avec le public. Un séjour au travailleur à domicile doit être le souci du détail et l'auto motivé. Il ou elle doit être en mesure d'atteindre les objectifs et de faire délais sans la surveillance d'un superviseur. Hemust ont aussi de grandes compétences de communication afin qu'il puisse travailler à la maison sans avoir l'air absentes de leur travail.

Bonjour, je suis actuellement en poste à temps partiel comme comptable et je recherche des missions pour compléter mes revenus. j'utilise le pack office tous les jours, je suis de part mon métier organisée, méthodique et sérieuse c'est la raison pour laquelle je postule à votre annonce. j'ai du temps de libre et souhaite m'investir. dans l'attente de vous lire, je suis disponible par mail ou par téléphone au 06 22 18 30 95 Cordialement, BODIN STEPHANIE

39Conception du processus d’aide et compétences inférentielles en jeu. Qu’il s’agisse d’innovations pédagogiques ou de travaux de laboratoire, les travaux que nous venons d’évoquer montrent que les interactions tutorielles ne se révèlent pas uniquement profitables pour le novice. L’évolution des cadres de référence qui, nous l’avons vu en première partie, conduit aujourd’hui à s’intéresser davantage aux processus en jeu dans l’interaction qu’aux effets escomptés en terme de progrès cognitif, conduit depuis les années 2000 au développement de travaux centrés cette fois sur le rôle joué par les compétences inférentielles en jeu ou encore sur les représentations que les enfants peuvent se faire plus généralement de la situation d’enseignement/ apprentissage dont il s’agit d’analyser l’impact sur la nature du processus d’aide ou plus largement du type d’interaction développé. Ces travaux tentent de mettre en relation la nature du processus d’aide mis en œuvre avec le développement de la théorie de l’esprit, définie comme la capacité à attribuer des états mentaux à soi-même et à autrui (Premack & Woodruff, 1978).
3Dans le cadre de cette revue de question, notre objectif est de nous interroger sur les conditions des bénéfices consécutifs au dispositif tutoriel. Ces bénéfices pouvant difficilement être approchés dans le cadre de l’accompagnement global d’un projet scolaire ou professionnel, nous avons choisi de nous centrer sur les bénéfices que les jeunes enfants pouvaient retirer du tutorat entre pairs. Cette perspective permettra, selon nous, d’éclairer de façon plus précise les ressorts des gains d’un tel dispositif et d’amener à mieux le connaître, voire à l’optimiser. Après une présentation des cadres d’analyse de ces travaux, ces derniers seront envisagés chez les novices, d’une part, et les tuteurs, d’autre part – sur la base de travaux expérimentaux mais également d’analyse de situations pédagogiques développées en milieu scolaire. Ces situations pédagogiques s’inscrivent dans la lignée du learning through teaching développé aux États-Unis dans les années 70 (voir aussi Baudrit 1999, 2002), ou sont issus des études anglo-saxonnes relatives à l’apprentissage coopératif (cooperative learning). Nous ne retiendrons de ces situations que celles présentant un dispositif d’évaluation visant à analyser les effets des interactions tutorielles mises en œuvre.

6Telle est la vision proposée par Gilly (1988) dans le cadre de la conception psychosociale des constructions cognitives visant à rendre compte du progrès des connaissances. Celui-ci, pour être révélé, suppose de recueillir les pré-requis des participants d’une part, et les dynamiques interactives réalisées par les partenaires d’autre part. La prise en compte des pré-requis permet d’identifier les différents niveaux des partenaires relativement à la tâche à réaliser et de définir au mieux les mécanismes socio-cognitifs mis en œuvre. Contrairement à ce qu’il en est dans la perspective post-piagétienne de l’école de Genève, Gilly établit le constat suivant : le conflit n’est pas forcément nécessaire. Il a montré l’existence d’autres dynamiques (Gilly, Fraisse & Roux, 1988) pouvant être tout aussi efficace et dans lesquelles la confrontation, qui prend la forme d’une perturbation chez les partenaires, aboutissait (confrontation contradictoire) ou non (confrontation avec désaccord) à des propositions nouvelles de résolution.
En grammaire, l’analyse de phrases simples est une activité que l’on fait régulièrement et qui est précisément codifiée : d’abord on souligne en rouge le verbe conjugué de la phrase et on donne son infinitif, ensuite on souligne en bleu le groupe sujet dont on doit donner la nature, enfin on souligne en vert le complément du verbe (pour l’heure uniquement des COD).
Néanmoins, à l’issue de cette première année d’expérience, nous pensons pouvoir affirmer que les obstacles que nous avons exposés sont surmontables et que la pratique du tutorat donne des résultats encourageants. Certes, en raison de la nature même des situations tutorielles, beaucoup d’éléments échappent à l’enseignant et il est difficile d’évaluer réellement les acquisitions que les élèves en retirent, mais nous remarquons aussi une amélioration de l’ambiance de travail au sein des classes, un changement positif des attitudes face à l’erreur, aux savoirs et à leur transmission, des élèves qui gagnent en responsabilité, en autonomie et en estime de soi, des échanges plus nombreux et de meilleure qualité, une augmentation notable des capacités d’attention et de concentration… Les apports du tutorat nous semblent donc multidimensionnels : affectifs, psychologiques, sociaux, cognitifs et moraux.
51Cette égalité doit être perçue librement par chacun au niveau de la situation coopérative, autant que doit être perçue la reconnaissance des compétences supérieures du tuteur au niveau de la situation tutorale. La forme d’aide coopérative entre les partenaires semble plus proche du frayage, de la répétition. C’est « à force » comme l’écrivent Delbos et Jorion (1990, p. 33). Cela signifie que les élèves veulent aller au plus direct dans la réalisation de la tâche. Les auteurs parlent d’une habitude se transformant en seconde nature : à force de voir faire les autres, on apprend. Les élèves prennent alors un passage plus aisé, un raccourci, en utilisant la connaissance des autres pour obtenir une moindre résistance aux difficultés de l’exercice. En somme, ils doivent se faciliter la tâche les uns les autres, c’est du moins ce que l’on attend d’eux.
Je ne pouvais pas exiger des collègues de l’équipe pédagogique de mettre en place le dispositif dans leur discipline. De plus, je souhaitais d’abord l’expérimenter dans la classe avant d’en proposer un bilan. Ma réserve tenait au fait que c’était ma première expérience de mise en place du tutorat et que je ne voulais pas bouleverser les habitudes de travail de mes collègues. Je réalise aujourd’hui que j’aurais peut-être dû communiquer à un(e) collègue le nom des élèves concernés par ce dispositif à l’issue du second trimestre, au moins à titre informatif, lors du conseil de classe par exemple. Mais la question de l’appropriation du dispositif par les collègues et l’engagement sur les autres disciplines par les élèves tuteurs ne peut être que suggérée. Aussi, je fais l’hypothèse que la collaboration entre deux collègues, avec toute la richesse que cela pourrait entraîner, donnerait aux élèves un exemple de travail d’échange et permettrait de croiser les regards sur la pratique.

C’est le moment de me placer en retrait. Je dois laisser faire, moins intervenir, porter plutôt mon attention sur un élève en grande difficulté ou sur le fonctionnement d’une paire tuteur-tutoré, le reste de la classe travaillant en autonomie. Ce lâcher-prise n’est pas évident, mais après avoir mené plusieurs séances de ce type, j’ai pu me rassurer : malgré les déplacements et les nombreux échanges, le bruit ne gêne pas le travail des uns et des autres, l’ambiance générale est agréable, les tuteurs prennent leur rôle au sérieux et tous les élèves sont concentrés sur le problème à résoudre, ce qui n’est pas toujours le cas avec d’autres formes de travail.


42Au niveau de la situation coopérative, on peut observer des élèves en retrait, tous du genre masculin et n’accusant pas de progrès. Ils ne semblent pas observateurs ou imitateurs, se désintéressent du travail, et sont repérés dans les groupes où se trouvent des élèves leaders prenant l’ascendant sur leurs pairs. Ainsi, ce qui paraît profitable dans le cas du tutorat, à savoir l’imitation et la passivité sous l’égide d’un pair plus directif, semble devenir un handicap quand les rôles ne sont pas définis dans une structure non hiérarchique.
14Chercher à savoir si la situation tutorielle est efficace implique de circonscrire les conditions qui optimisent la présence de telles conduites dans cette situation. L’analyse de la teneur de l’intervention tutorale en situation scolaire (Baudrit, 2003) dénote une grande variabilité en fonction de l’activité proposée aux acteurs du tutorat mais également de la « congruence cognitive » du tuteur, laquelle repose à la fois sur la maîtrise par le tuteur du contenu à enseigner et sur sa capacité à se montrer le plus proche possible de son partenaire.

39Pour Gilly (2001) quand il y a soumission et imitation dans une situation dyadique, soit la présence d’un dominant et d’un dominé, la dynamique mise en place est inefficace à faire progresser les sujets. Inefficacité soulignée par Carugati et al. (1980-1981) cités par Gilly (ibid., p. 89). Il faut absolument que les divergences de réponses donnent lieu à des confrontations et pas seulement juste l’observation d’un résultat différent du sien. Et donc en cas de trop forte dissymétrie, l’un des sujets ne fait, selon Gilly toujours, qu’observer et imiter et ne progresse alors pas.


En novembre 2015, suite à un appel à projet sur la coopération en éducation prioritaire et après avoir assisté à une conférence de Sylvain Connac sur les pratiques coopératives, l’inspecteur de la circonscription Metz-Nord et le principal du collège Jules-Ferry, copilotes du Réseau REP+ de Woippy, ont cherché, parmi les enseignants du réseau, des volontaires pour concevoir un projet d’équipe et l’expérimenter. Parmi les orientations possibles, c’est le tutorat entre les élèves qui a été choisi.
De toute façon, lorsqu’on parle de travail à domicile, on pense tout de suite à un travail sur internet et c’est normal car c’est là que sont toutes les opportunités. L’idéal est de trouver un vrai job pour une entreprise pour avoir un salaire fixe sinon on n’est jamais certain d’avoir les mêmes revenus tous les mois. Foule Factory c’est parfait mais c’est dommage d’être limité à 250 euros mensuels. Depuis peu, je livre des prestations sur Fiverr où je crée des animations vidéos pour Youtube mais là je dépends de mes clients. En tous cas, il suffit de se débrouiller et de chercher car le travail à domicile et sur le ne ne manque pas.
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