10Il a été constaté (Peyrat, 2003) que la coopération ne s’installe pas d’emblée, naturellement. Elle repose sur une solidarité concrète entre des individus, n’étant pas présente a priori dans un groupe. Les élèves se connaissent plus ou moins à l’extérieur de la classe mais n’y travaillent pas forcément ensemble, dans un même but et vers un même objectif. Considérer la coopération comme une valeur en soi, un exemple de relations humaines, un mode d’enseignements et d’apprentissages riches pouvant agrandir le répertoire des stratégies que possède l’enseignant et qu’il manie avec succès, c’est percevoir le travail des élèves sous un angle différent. C’est aussi créer des situations d’apprentissage où les élèves peuvent verbaliser, analyser, évaluer, préciser leur pensée, discuter, écouter et ne plus seulement être passifs devant le savoir qui leur est dispensé. Cette façon de procéder peut permettre d’exploiter davantage l’environnement humain disponible à travers la diversité présente dans les classes.
Comme pour les essais 1 et 2, cette tâche est connue mais complexe, donc les compétences nécessaires pour l’effectuer sont diversement maîtrisées. J’annonce le travail aux élèves, leur explique qu’ils auront six phrases à analyser. Toutes les consignes habituelles sont inscrites sur le billet que je leur distribue et ils pourront – devront – s’y référer autant que nécessaire pour ne rien oublier. Puis j’annonce que nous allons travailler « en tutorat », et que certains pourront être « tuteurs ou tutrices » d’autres élèves. J’introduis également le terme de « tutoré(e) ». Pour l’instant le tutorat est simplement défini comme une aide sur un point précis. Je rappelle que, selon les cas, on peut être tuteur ou tutoré et qu’il faut aussi bien apprendre à demander de l’aide qu’à en donner. Les élèves réagissent immédiatement, pour la plupart désireux de devenir tuteurs, à l’exception de deux d’entre eux qui semblent gênés à cette idée et qui doutent sérieusement de pouvoir donner des explications aux autres.
30Bien que ne disposant pas des mêmes moyens que l’adulte pour exercer la tutelle, les élèves-tuteurs ont néanmoins une « façon bien à eux » de procéder qui permet d’envisager une « utilisation raisonnable et raisonnée » du tutorat à l’école (Baudrit, 2003). Ces conditions permettent, dès l’école maternelle, de « créer un esprit de classe favorable à la construction de la citoyenneté », en mobilisant des compétences visées par les instructions officielles dans le domaine du « vivre ensemble » (Berzin, 2005a, 2005b). Pour autant, l’enseignement par les élèves-tuteurs ne peut prétendre à assurer la réussite de tous les élèves comme le montre l’examen des progressions individuelles dans le cadre du dispositif belge.
La coïncidence entre la date de publication de mon texte dans La Presse samedi 7 janvier: (http://www.cyberpresse.ca/opinions/201201/05/01-4483211-mission-impossible.php) et la parution du vôtre ici est frappante pour ce sujet commun qu'est le travail à temps partiel et la conciliation travail-famille! C'est un thème qui mérite d'être abordé sur plusieurs tribunes car il est très actuel et intéresse de nombreuses familles au Québec. Je suis bien heureuse de lire votre Blogue. C'est un sujet de société et plus nous en parlerons, plus les choses risquent de s'améliorer à l'avantage des familles... et des entreprises également! En effet, ces dernières subiront les contre-coups positifis des aménagements de travail à temps partiel pour certain(e)s de ses employé(e)s. Certains postes de travail s'y prêtent plus que d'autres. Mais il faut prendre des actions concrètes, tant du point de vue personnel que de celui de l'employeur.

La réponse à cette question est évidemment oui. Comme je viens de le dire, cette pratique était marginale et de plus en plus de monde a une activité à domicile et dans les années à venir, le nombre de personnes travaillant chez eux, notamment en télétravail, devrait exploser. Moi qui suis blogueur depuis 2009, j’ai la chance de travailler de chez moi et croyez-moi pour rien au monde je ne quitterai mon confortable bureau. Assez parlé, je vous donne maintenant une liste de jobs pour gagner de l’argent à domicile.
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