Pour le Cese, les autres facteurs déterminants dans l’inactivité subie des femmes sont les contraintes pratiques et financières liées à la garde des enfants. Si la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle repose exclusivement sur les mères, elles sont en plus victimes de cette conception implicite et archaïque qui veut que, dans le couple, ce soit d’abord à elles de sacrifier leur carrière professionnelle. D’après une étude de la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf), 40 % des femmes qui se sont arrêtées de travailler après leur accouchement auraient préféré continuer.
23L’analyse des composantes de l’interaction tutorielle. À la différence des travaux que nous venons d’évoquer, centrés sur les conditions d’exercice de l’interaction de tutelle, d’autres cherchent plutôt à rendre compte des composantes de l’interaction tutorielle dans l’objectif d’identifier les conduites efficaces au regard des apprentissages. Ainsi, l’étude de Webb, Troper et Fall (1995) avait pour but d’identifier les meilleurs prédicteurs dans l’apprentissage de problèmes mathématiques (sur les nombres décimaux et les fractions) chez des groupes d’élèves âgés de 12 ans, en difficulté dans ce domaine. Il en ressort qu’il est plus utile pour ces élèves de recevoir des explications et de résoudre la tâche ensuite plutôt que d’obtenir directement la bonne réponse. La revue sur la question réalisée par Webb et Mastergeorge (2003) précise que, lorsqu’on observe des petits groupes d’enfants âgés de 10 à 13 ans au cours d’un exercice de mathématiques, du côté de l’enfant plus avancé les conduites d’aide adressées aux élèves en difficulté devaient comporter des explications utiles pour que ces derniers puissent résoudre eux-mêmes les problèmes. Du côté de l’enfant moins avancé, les auteurs insistent sur l’importance des demandes d’aide, dans la mesure où elles comportent des questions précises sur ce qu’il comprend ou non du problème, afin de recevoir en retour les explications les mieux ajustées. De plus, l’élève doit persister dans ses demandes d’aide jusqu’à ce qu’il obtienne une explication qu’il arrivera à comprendre. Enfin, il doit appliquer ce qu’il a compris des explications qu’il aura reçues. Néanmoins, on peut s’attendre à ce que les enfants moins avancés présentent des potentialités différentes d’apprentissage. C’est ce qu’ont étudié Chi, Bassok, Lewis, Reimann et Glaser (1989) dans une étude relative aux ressources propres de l’élève en matière d’apprentissage de problèmes en mécanique. Ils constatent que les bons apprenants sont ceux qui arrivent à générer des explications plus élaborées et à développer leurs propres actions à partir d’exemples de solutions. Ces élèves effectuent aussi un lien entre ces actions plus maîtrisées et les principes généraux sur lesquels repose la tâche. Ils ont donc la faculté de chercher des explications en sollicitant constamment leur niveau de compréhension, ce que ne font pas ou très peu les « mauvais » apprenants.
29Deux hypothèses explicatives peuvent être envisagées pour rendre compte de ces progrès. Le tuteur, ayant moins bien intériorisé les normes sociales que l’adulte, notamment en matière de réussite scolaire, présenterait un modèle d’identification plus accessible que celui du maître. Le recours important aux comportements non verbaux, où les fonctions de renforcements positifs dominent, associé à une plus grande acceptation de l’erreur, créerait une dynamique orientée vers « la confirmation mutuelle », permettant à l’autre d’être reconnu et par suite de reprendre confiance en lui. En offrant à l’enfant la possibilité d’être perçu autrement que dans le cadre des attentes pessimistes du maître, le tutorat offrirait à l’enfant l’opportunité de sortir de la spirale de l’échec entretenue par la réalisation des prédictions négatives et de réaliser des apprentissages – comme en témoigne l’évolution mise en évidence au niveau des performances en lecture. Par ailleurs, le tuteur pourrait mieux saisir « la manière de voir d’un autre enfant » (Finkelsztein, l990, p. 43) que le maître. La seconde hypothèse explicative renvoie au travail déjà ancien de Allen et Feldman (1976) dans lequel les enfants de 8-9 ans ont une meilleure estimation que les adultes du degré de compréhension d’enfants filmés (film muet) durant une leçon d’arithmétique facile ou difficile. Les auteurs expliquent la performance des enfants en avançant que les indices de compréhension non-verbaux des enfants étaient différents de ceux des adultes. Dans ces conditions, les enfants qui eux-mêmes développaient ces signaux étaient mieux à même de les détecter chez d’autres enfants par proximité cognitive.
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Ce sont des étudiants inscrits dans la même filière que vous, mais en deuxième ou troisième cycle (c’est-à-dire qu’ils sont au minimum en master 1) et qui ont connu les mêmes galères que vous quelques années auparavant. Qui mieux que vos aînés pour vous faire profiter de leur expérience ? Ils sont volontaires, ont de bons résultats et connaissent toutes les méthodes de travail propres à la fac et peuvent ainsi vous guider dans votre dur labeur personnel. De plus, ils sont en relation avec les professeurs et savent parfaitement ce qu’ils attendent de leurs étudiants. N’hésitez pas à les mettre à contribution et suivez bien leurs conseils, ils sont là pour vous aider !


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26Le pourcentage de progrès des élèves au niveau de la situation coopérative après six séances (37,50 %) est plus important qu’après les trois premières (12 %) et rattrape le retard acquis sur la situation tutorale. Comme le préconisent Abrami et al. (1996, p. 27) le facteur temps est essentiel : Il faut le temps de « s’adapter les uns aux autres, d’établir des normes, d’exprimer leurs idées, d’assimiler les contributions des autres, de dialoguer, de critiquer et d’intégrer les différents points de vue. Si le temps est trop court les élèves n’auront peut-être pas l’occasion de trouver le meilleur moyen de coordonner leurs efforts ou ne prendront peut-être pas la peine de s’entraider ».
Avant d’instituer le tutorat dans ma classe (un cours double CE2-CM1), j’ai voulu réaliser quelques tentatives, à savoir des séances de français et de mathématiques durant lesquelles les élèves auraient la possibilité de s’entraider, mais sans plus de précisions de ma part. J’espérais de cette première étape des observations, des remarques, des questionnements, des commentaires d’élèves, autant de matériaux qui me permettraient ensuite d’élaborer un cadre de travail plus solide. J’ai appelé ces séances de lancement « essais ». Le mot « tutorat » n’a été introduit qu’au troisième essai. Les élèves avaient alors suffisamment de vécu pour cerner le concept, sans être encore en mesure de le définir clairement.
Bonjour, je travaille depuis mon domicile depuis 2 ans. Je suis agent immobilier indépendant et je gagne correctement ma vie tout en profitant de mes 2 enfants et de mes loisirs. Avec une bonne méthodologie et une bonne formation, vous pouvez y arriver. C’est vraiment le pied comme boulot. On ne s’ennuie jamais et tous les jours on découvre plein de choses.
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