Pour résumer, j’ai donc ciblé cinq élèves comme étant futurs tuteurs sur la base de certains critères (comme la relation de confiance entre élèves et enseignant, ou encore le niveau des compétences du tuteur). Leur tutoré était également défini sur la base de ses résultats scolaires. Cependant, je réalise que ce dispositif a ses limites puisque les tutorés conservent l’étiquette de ceux qui sont aidés et qu’on leur ôte la possibilité d’aider. Comme le souligne Sylvain Connac : « Le tutorat a besoin d’un principe de réciprocité : personne n’est systématiquement tuteur ou tutoré. » Il rappelle à ce sujet les travaux de Claire Héber-Suffrin (PDF, environ 120 ko). En effet, cela permet de ne pas enfermer les élèves dans des rôles assignés. Je pourrais faire l’hypothèse que le tuteur comprendrait mieux ce que signifie être tutoré s’il a également vécu cette expérience. Sylvain Connac ajoute en outre que ce dispositif court le risque d’exacerber les inégalités, car, au bout du compte, les « bons élèves » profiteraient davantage du dispositif puisqu’ils renforceraient leur niveau d’acquisition de compétences.

Si l’entrée dans la démarche s’est focalisée sur les représentations initiales des élèves, il restait toutefois à s’assurer qu’elles avaient bien évolué au terme de l’expérience. Ce qui reste difficile à mesurer dans le temps long. Daniel Favre, enseignant-chercheur, parle de « décontaminer l’erreur de la faute dans les apprentissages ». Et c’est parce que l’erreur est un moteur nécessaire à l’apprentissage que l’effort, lui, en est l’énergie. Mais cet effort est conditionné par plusieurs facteurs : stimulation et encouragement des milieux scolaire et familial dans lesquels la confiance en soi interagit. Former les élèves au tutorat reste une entreprise longue, et la culture de l’entraide demande à être régulièrement revisitée. C’est justement à travers la fraternité, l’une des valeurs de la République, que l’on peut également introduire la notion d’entraide. Raison pour laquelle je mobiliserai désormais cette valeur lorsque j’inviterai les élèves à entrer dans ce projet.
11Dans la présente recherche, la situation tutorale met en présence un tuteur et trois tutorés. Le choix du tutorat intraclasse est fait grâce à l’aspect facilitant de son installation, les élèves des groupes étant choisis au sein d’une même classe. Cela peut perturber la méthode car les élèves se connaissant, les tuteurs peuvent avoir des relations de complaisance envers les tutorés. Cependant, l’aspect essentiel est que les tuteurs ont la possibilité d’aider les tutorés à progresser. Tout d’abord ils peuvent utiliser leurs compétences supérieures et reconnues en ce qui concerne le type de tâches proposées ; ensuite leurs compétences relationnelles, pour permettre aux tutorés de comprendre leur cheminement et leur façon de faire, et de se les approprier.
le groupe des cinq dyades (A) occupait cinq tables disposées « en autobus » (par rapport à l’organisation des tables en îlots). Cette disposition visait à réduire les risques de bavardages ou l’absence de concentration. Le tutoré était le voisin du tuteur. Lorsque les consignes étaient énoncées, les élèves étaient en totale autonomie : travail individuel ou en tutorat lorsque les tutorés exprimaient le besoin d’être aidés ;

Bonjour, je travaille depuis mon domicile depuis 2 ans. Je suis agent immobilier indépendant et je gagne correctement ma vie tout en profitant de mes 2 enfants et de mes loisirs. Avec une bonne méthodologie et une bonne formation, vous pouvez y arriver. C’est vraiment le pied comme boulot. On ne s’ennuie jamais et tous les jours on découvre plein de choses.


17Trois types de problématiques ont été jusqu’à présent distingués dans les études expérimentales réunissant un novice et un expert. Alors que certains travaux vont s’employer à comparer la tutelle avec d’autres modes de collaboration, d’autres vont se centrer sur la tutelle entre enfants comparée à la tutelle exercée par l’adulte, ou encore, déceler les facteurs susceptibles d’affecter ces effets. Dans tous les cas, ces expérimentations donnent lieu à une évaluation initiale des performances des sujets novices suivie d’un post-test à l’issue des interactions destiné à mesurer les progrès consécutifs aux interactions développées dans les différentes conditions expérimentales examinées.
1Classiquement dévolu au milieu de la formation professionnelle par alternance, le tutorat apparaît aujourd’hui au centre de divers dispositifs développés dans le cadre de la lutte contre les inégalités de réussite scolaire. Les contrats « ambition – réussite » initiés dans le cadre des réseaux d’éducation prioritaire prévoient ainsi le développement de situations tutorielles entre lycéens et étudiants. La généralisation de la scolarisation en milieu ordinaire des élèves en situation de handicap, préconisée dans le cadre de la nouvelle loi de 2005, constitue un autre domaine également propice au développement de nombreuses situations d’entraide entre élèves. Loin de se limiter aux niveaux les plus élevés de la scolarité ou au champ du handicap, ce type de situation pédagogique est également envisagé comme moyen « d’instaurer des habitudes d’activités autonomes dans différents domaines » et ce dès l’école maternelle (cf. les instructions officielles de 2002).
Ne faites pas les tâches personnelles au cours des heures de travail. Étant donné que vous êtes chez vous, vous pourriez être tenté de faire quelques travaux domestiques ou même de vous occuper de vos enfants pendant vos heures de travail. Il s’agit là d’une mauvaise habitude, car cela peut gravement diminuer votre productivité au cours de la journée de travail. En plus, cela augmentera votre stress, car vous aurez la sensation de traiter des affaires personnelles et professionnelles au même moment[6].
29Il est donc à retenir, au regard de ces résultats, que les groupes non structurés et sans rôles attitrés progressent moins que les autres. En cela, nous rejoignons Gillies (2003) cité par Baudrit (2005, p. 69) affirmant que « les comportements coopératifs sont rares à l’intérieur des groupes non structurés et très fréquents au sein des groupes structurés ». Il semble que dans ces types de groupes « les interactions non spécifiques (c’est-à-dire non directement liées à la réalisation de la tâche) sont assez nombreuses […]. Les élèves semblent passer beaucoup de temps à échanger de façon superficielle, ils se livrent à de nombreuses digressions » (ibid.).
J’ai soumis ces propositions de remaniement à Sylvain Connac qui précise que les dispositifs de tutorat gagnent à être simples. La mise en place du tutorat ne doit être ni chronophage, ni compliquée, ni lourde, pour l’élève comme pour l’enseignant. J’ai alors revu ces propositions en éliminant l’idée d’une affiche pour celle d’une boîte à message pour assurer une certaine discrétion :
Quel que soit votre secteur d’activité et la source des textes à retranscrire (manuscrits, fichiers audios), les documents produits seront d’une qualité irréprochable. Chaque document est contrôlé avant d’être validé et livré. N’attendez plus pour confier la saisie de vos documents à des sous-traitants experts. Rapidité, efficacité et qualité sont nos objectifs au quotidien. Notre service assure la qualité de la retranscription de vos fichiers en respectant la mise en forme comme la ponctuation, les alignements et les interlignes.
Vous pourriez commencer votre propre service de garderie, si vous avez plus d'espace dans la maison et une de la taille, belle cour clôturée. Vous aurez besoin d'obtenir un jardin d'enfants de licence et ne peut avoir autant d'enfants par soignant. Vous pourriez payer environ 150 $ par semaine, par enfant, et de faire 600 $ par mois pour chaque enfant. Si vous regardez trois enfants, vous pourriez être faire $ 1800 par mois!

« Sur les femmes, pèse toujours le soupçon rampant de l’inactivité » (1). Cette suspicion d’oisiveté, héritage de la non-reconnaissance du travail féminin pendant des siècles, frappe particulièrement les femmes au foyer. Pourtant, une étude du Conseil économique, social et environnemental (Cese), présentée fin janvier, montre que beaucoup d’entre elles rêvent d’un emploi. Comme le souligne le document, « il apparaît bien, en effet, que la grande majorité des femmes éloignées du marché du travail le sont à leur corps défendant ». D’après l’Insee, 4,5 millions de femmes de 24 à 65 ans sont recensées comme inactives en 2011. Parmi elles, des « chômeuses de l’ombre », qui cherchent un poste mais sont découragées par leur situation ou indisponibles (lire ci-dessus)… et 2,1 millions de femmes au foyer. 
Si leur nombre a baissé depuis 20 ans, elles étaient 3,5 millions en 1991, en revanche, la proportion des femmes restant à la maison par choix a été divisée par trois, passant de 59 % à 21 %. C’est bien souvent la fin de leur contrat de travail ou un licenciement qui les cloue à domicile.


3Dans le cadre de cette revue de question, notre objectif est de nous interroger sur les conditions des bénéfices consécutifs au dispositif tutoriel. Ces bénéfices pouvant difficilement être approchés dans le cadre de l’accompagnement global d’un projet scolaire ou professionnel, nous avons choisi de nous centrer sur les bénéfices que les jeunes enfants pouvaient retirer du tutorat entre pairs. Cette perspective permettra, selon nous, d’éclairer de façon plus précise les ressorts des gains d’un tel dispositif et d’amener à mieux le connaître, voire à l’optimiser. Après une présentation des cadres d’analyse de ces travaux, ces derniers seront envisagés chez les novices, d’une part, et les tuteurs, d’autre part – sur la base de travaux expérimentaux mais également d’analyse de situations pédagogiques développées en milieu scolaire. Ces situations pédagogiques s’inscrivent dans la lignée du learning through teaching développé aux États-Unis dans les années 70 (voir aussi Baudrit 1999, 2002), ou sont issus des études anglo-saxonnes relatives à l’apprentissage coopératif (cooperative learning). Nous ne retiendrons de ces situations que celles présentant un dispositif d’évaluation visant à analyser les effets des interactions tutorielles mises en œuvre.

En complément de ces conclusions, nous nous permettons de citer quelques passages du livre de Sylvain Connac Apprendre par les pédagogies coopératives, qui nous semblent parfaitement correspondre à nos observations en classe. L’auteur, reprenant les thèses du chercheur Jacky Caillier, rappelle que c’est paradoxalement le tuteur qui bénéficie le plus du tutorat : « Ces situations tutorielles permettent un apprentissage par la reformulation en amenant l’élève qui aide à revisiter des connaissances, à les réorganiser, à mieux voir l’essentiel. »
Mettez en place un espace de travail. Le matériel informatique dont vous aurez besoin pour faire le travail de saisie de données peut varier selon la compagnie pour laquelle vous travaillez et le genre de données que vous traitez. Avant de vous mettre au travail, vous devez veiller à ce que votre ordinateur et votre espace soient propices pour la tâche que vous allez effectuer.
16Ces indicateurs nous fournissent des éléments précieux qui nous montrent qu’une plus grande densité des conduites tutorielles peut être obtenue en jouant sur des facteurs somme toute plutôt aisés à réunir. Toutefois, ces conduites sont associées à d’autres conduites comme les collaborations entre partenaires abordées plus haut ou le travail individuel dont il est finalement difficile de départager l’influence respective dans les performances issues de la situation tutorielle. Menées dans le cadre de travaux expérimentaux portant sur l’étude 1) de facteurs spécifiques et leurs effets sur la situation d’apprentissage, et 2) d’expériences pédagogiques se situant au cœur d’un dispositif pédagogique, un certain nombre d’études nous apportent cependant un éclairage pertinent sur les bénéfices apportés à l’issue de la situation tutorielle.
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Enfin, il est fréquent que ces mères au foyer souhaitent reproduire leur propre modèle familial, qui a « fonctionné. » Même si le discours actuel insiste sur l'importance pour les femmes d'obtenir une carrière satisfaisante, bien des femmes ont envisagé depuis leur plus tendre enfance de rester à la maison et élever leurs enfants. C'est leur propre conception de l'épanouissement. Rester à la maison peut sembler dégradant ou sclérosant pour certains, mais c'est à la personne concernée de décider comment mener sa vie...
Il ne reste que 4 mois à mon congé avec mon garçon et je n'ai tellement pas hâte que ma lune de miel finisse! Nous avons une belle routine, qui enlève du stresse à tout le monde. Ma fille de 2 1/2 peut se lever quand elle veut le matin et ce n'est pas la course pour l'amener à la garderie le plus tôt possible. Le soir, le souper est prêt pour les estomacs affamés à une heure qui a de l'allure. Le ménage se fait tranquillement tout au long de la semaine.
23L’analyse des composantes de l’interaction tutorielle. À la différence des travaux que nous venons d’évoquer, centrés sur les conditions d’exercice de l’interaction de tutelle, d’autres cherchent plutôt à rendre compte des composantes de l’interaction tutorielle dans l’objectif d’identifier les conduites efficaces au regard des apprentissages. Ainsi, l’étude de Webb, Troper et Fall (1995) avait pour but d’identifier les meilleurs prédicteurs dans l’apprentissage de problèmes mathématiques (sur les nombres décimaux et les fractions) chez des groupes d’élèves âgés de 12 ans, en difficulté dans ce domaine. Il en ressort qu’il est plus utile pour ces élèves de recevoir des explications et de résoudre la tâche ensuite plutôt que d’obtenir directement la bonne réponse. La revue sur la question réalisée par Webb et Mastergeorge (2003) précise que, lorsqu’on observe des petits groupes d’enfants âgés de 10 à 13 ans au cours d’un exercice de mathématiques, du côté de l’enfant plus avancé les conduites d’aide adressées aux élèves en difficulté devaient comporter des explications utiles pour que ces derniers puissent résoudre eux-mêmes les problèmes. Du côté de l’enfant moins avancé, les auteurs insistent sur l’importance des demandes d’aide, dans la mesure où elles comportent des questions précises sur ce qu’il comprend ou non du problème, afin de recevoir en retour les explications les mieux ajustées. De plus, l’élève doit persister dans ses demandes d’aide jusqu’à ce qu’il obtienne une explication qu’il arrivera à comprendre. Enfin, il doit appliquer ce qu’il a compris des explications qu’il aura reçues. Néanmoins, on peut s’attendre à ce que les enfants moins avancés présentent des potentialités différentes d’apprentissage. C’est ce qu’ont étudié Chi, Bassok, Lewis, Reimann et Glaser (1989) dans une étude relative aux ressources propres de l’élève en matière d’apprentissage de problèmes en mécanique. Ils constatent que les bons apprenants sont ceux qui arrivent à générer des explications plus élaborées et à développer leurs propres actions à partir d’exemples de solutions. Ces élèves effectuent aussi un lien entre ces actions plus maîtrisées et les principes généraux sur lesquels repose la tâche. Ils ont donc la faculté de chercher des explications en sollicitant constamment leur niveau de compréhension, ce que ne font pas ou très peu les « mauvais » apprenants.
Enfin, au cours de cette phase de travail, si certains élèves qui ont résolu le problème avec l’aide d’un tuteur pensent avoir bien compris l’exercice et être en mesure de donner des explications, ils peuvent devenir tuteurs à leur tour. Je valide leur travail et pose quelques questions pour en tester la solidité avant de les désigner officiellement tuteurs.
Si l’entrée dans la démarche s’est focalisée sur les représentations initiales des élèves, il restait toutefois à s’assurer qu’elles avaient bien évolué au terme de l’expérience. Ce qui reste difficile à mesurer dans le temps long. Daniel Favre, enseignant-chercheur, parle de « décontaminer l’erreur de la faute dans les apprentissages ». Et c’est parce que l’erreur est un moteur nécessaire à l’apprentissage que l’effort, lui, en est l’énergie. Mais cet effort est conditionné par plusieurs facteurs : stimulation et encouragement des milieux scolaire et familial dans lesquels la confiance en soi interagit. Former les élèves au tutorat reste une entreprise longue, et la culture de l’entraide demande à être régulièrement revisitée. C’est justement à travers la fraternité, l’une des valeurs de la République, que l’on peut également introduire la notion d’entraide. Raison pour laquelle je mobiliserai désormais cette valeur lorsque j’inviterai les élèves à entrer dans ce projet.
La première phase de travail est individuelle. Les élèves ont 10 minutes pour essayer de résoudre seuls le problème. Ma classe est un cours double : CE2-CM1. J’ai fait le choix de proposer un problème commun aux deux niveaux, car, d’après ce que je savais de mes élèves, il me semblait que les paires tuteur-tutoré qui émergeraient ne seraient pas forcément des paires plus âgé-plus jeune, et que cela pouvait être intéressant à observer.
L’objectif de cette contribution est de présenter des résultats de travaux anciens et récents pouvant donner des repères utiles au chercheur, au formateur et à l’enseignant intéressé par les bénéfices du tutorat entre enfants. Dans cet esprit, nous avons dressé un panorama des courants théoriques dans le cadre desquels les travaux peuvent généralement s’insérer. Nous avons ensuite cherché à mettre en évidence les résultats issus de travaux pédagogiques et expérimentaux concernant les bénéfices consécutifs de la situation tutorielle chez les novices d’une part, et les tuteurs d’autre part. L’éclairage mutuel de ces deux types de travaux est discuté.
Entretenir un blogue et rester actif sur les médias sociaux sont d’excellents moyens d’échanger avec d’autres pères à la maison et même d’établir de nouveaux contacts. La pire chose est de vous sentir isolé; en vous joignant à des équipes de garderie constituées d’autres pères à la maison ou encore d’autres parents en général, vous aurez vraiment l’impression de former un réseau, même si vous avez l’impression de changer des couches à longueur de journée!
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